LA CRYPTE D'OSCAR

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 Anneliese Michel

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Dark-Angel
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MessageSujet: Anneliese Michel   Lun 6 Nov - 20:35


Anneliese Michel 1952-1976


Anneliese Michel (1952-1976) est une Allemande dont la vie tragique a servi de modèle pour le film L'Exorcisme d'Emily Rose, film de Scott Derrickson, sorti le 1er septembre 2005.

Depuis sa naissance le 21 septembre 1952, Anneliese Michel mena d'abord une vie normale, caractérisée seulement par une grande piété. Du jour au lendemain, sa vie bascula.

Un jour de 1968 elle commença à trembler et à ne plus savoir contrôler son corps. Lors de ses crises, elle perdait sa voix, ne pouvait plus appeler ses parents pour leur demander de l'aide. Un neurologue diagnostiqua qu'elle souffrait d'épilepsie et elle fut admise à l'hôpital pour un traitement.

Après ses premières attaques, elle crut voir des visages démoniaques en train de grimacer lors de sa prière quotidienne, elle avait aussi l'impression d'entendre des voix. Anneliese en parla aux médecins qui ne savaient plus comment l'aider.

Au début de l'année 1973, les parents d'Anneliese demandèrent à plusieurs prêtres d'exorciser leur fille, mais ils pensaient qu'il lui suffisait de continuer de prendre ses médicaments. De plus, pour pratiquer un exorcisme, il fallait que la personne possédée répondît à des caractéristiques bien spécifiques : parler une langue qu'elle n'avait jamais apprise, avoir des pouvoirs surnaturels et se sentir gênée par des objets religieux.

En 1974, un prêtre l'examina et accepta qu'on pratiquât un exorcisme, mais sa hiérarchie le lui interdit. Son état alors empira et les crises devinrent de plus en plus violentes. Elle insultait les autres membres de sa famille, les battait et les mordait.

Elle refusait de manger, prétendant que les démons ne lui permettaient pas de le faire. Elle dormait à même le sol. On pouvait l'entendre toute la journée en train de hurler, de briser les crucifix et de détruire des peintures représentant Jésus.

En 1975, après avoir vérifié l'état de sa possession, le clergé autorisa un exorcisme fondé sur le rituel romain. On constata qu'Anneliese était possédée par plusieurs démons dont il fallait la libérer : Lucifer, Judas Iscariote, Néron, Caïn, Hitler et Fleischmann, ainsi que d'autres âmes damnées qui se manifestaient à travers elle.

A partir de 1975, on pratiqua un ou deux exorcismes sur elle chaque semaine. Parfois, les crises étaient tellement fortes qu'il fallait trois hommes pour la maîtriser si on ne l'enchaînait pas. Malgré cela, elle put reprendre un semblant de vie normale (retourner à l'école, passer un concours…).

Cependant, les attaques ne cessèrent pas. De plus en plus souvent elle se trouvait paralysée et inconsciente. Elle refusait complètement de manger. Ses nombreuses génuflexions (plus de 600 de suite), provoquèrent une rupture au niveau des genoux. Quarante cassettes audio furent enregistrées lors des exorcismes afin de conserver les détails.

Le dernier exorcisme eut lieu le 30 juin 1976 ; à ce stade, Anneliese souffrait d'une pneumonie. Elle avait le visage émacié et souffrait d'une grande fièvre. Elle était exténuée physiquement. Mais elle restait consciente de sa situation. Sa mère enregistra sa mort.

Un procureur fit alors une enquête à la suite de laquelle les deux prêtres exorcistes et les parents d'Anneliese furent inculpés de négligence ayant entraîné la mort (car les médecins affirmaient qu'elle était épileptique et psychotique).

Les prêtres exorcistes firent écouter des enregistrements des différents exorcismes qu'ils avaient pratiqués, au cours desquels on pouvait distinguer la voix de deux démons en train de se disputer, en se demandant lequel des deux partirait le premier du corps d'Anneliese.

Les parents et les deux prêtres furent condamnés à 6 mois de prison.

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MessageSujet: Re: Anneliese Michel   Lun 6 Nov - 20:50




Anneliese Michel en quelques photos





Lors de sa trop courte vie.... Certaines photos sont choquantes...On ne peut qu'éprouver de la compassion et de la peine pour cette pauvre jeune fille....


Au coeur de l'été 1976, le décès d'une jeune bavaroise de 23 ans, du village de Klingenberg, fournit l'occasion, dans les médias du monde entier, d'une campagne d'autant plus tapageuse qu'elle recelait des arrière-pensées hostiles à l'Église catholique. Il s'agissait d'un cas de possession démoniaque, dûment discerné par les autorités diocésaines ; des exorcismes avaient été pratiqués par deux prêtres, canoniquement mandatés par leur évêque. Exemple unique dans les annales, l'exorcisée mourut dans un état de délabrement physique tel que le médecin appelé à constater le décès fut amené à dénier à celui-ci des causes naturelles. Un procès criminel, succédant à une longue enquête judiciaire, aboutit à la condamnation des parents de la victime et des prêtres exorcistes, inculpés de non-assistance à personne en danger. Mais certains aspects critiquables de cette procédure et le climat médiatique désinformateur qui avait entouré l'affaire incitèrent une anthropologue et linguiste américaine, Madame Félicitas D. Goodman, à reprendre ce dossier et à pousser sa propre enquête sur les points qui, pour elle, avaient été soit négligés, soit méconnus. Il en est résulté un livre, « The Exorcism of Anneliese Michel », édité par Doubleday aux États-Unis, dont voici à présent la traduction en français. Madame Goodman a fait oeuvre de justice en effectuant ce travail d'une grande rigueur intellectuelle et humaine, qui rétablit la vérité sur les faits et événements ayant causé la mort d'Anneliese Michel et, par là-même, disculpe ses parents et les prêtres qui lui avaient apporté dans la foi les secours de leur ministère. Il convenait que cette oeuvre fût mise à la portée du public francophone. Les protagonistes du drame de Klingenberg en attendent eux-mêmes beaucoup, moins pour leur propre renommée que pour la mémoire de la jeune victime et pour la gloire de Dieu dans son Église. Enfin ce livre, qui dévoile à travers la tragédie d'Anneliese Michel la monstrueuse et brutale réalité du monde des ténèbres, oppose un témoignage incontournable à une certaine « théologie » négatrice de l'existence de l'esprit du mal.

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MessageSujet: Re: Anneliese Michel   Lun 6 Nov - 21:04

LE CAUCHEMAR D'ANNELIESE ET DE SES PROCHES 

Le Père Roth rapporta ces faits au Père Alt lui confiant que les Michel avait demandé l'exorcisme de leur fille. Il lui dit aussi qu'ils avaient écrit à l'évêque afin qu'il donne son accord. Pour Roth, il n'y avait plus aucun doute, Anneliese était possédée. 

Les deux prêtres décident donc de pratiquer sur elle le "petit exorcisme" qui est un résumé en allemand du "grand exorcisme" latin du Rituale Romanum. Le 3 août 1975, ils arrivèrent donc à Klingenberg. Le Père Roth raconte : 



"Durant la récitation du petit exorcisme, elle a commencé à geindre, plaidant : "Arretez ! cela me brûle." Interrogée quant à l'emplacement des brûlures, elle a répondu : "Dans mon dos, dans mes bras." Ce qui a été également frappant ce jour-là, c'est qu'elle a essayé de faire tomber des mains du Père Alt le livre contenant la prière d'exorcisme du pape Léon XIII. Autant que je puisse m'en souvenir, elle a dit une fois : "Je suis libre." Ce qu'elle signifiait par là c'est qu'elle était libérée des démons. Mais cela n'a duré qu'un instant, après quoi elle a recommencé à geindre et à gémir. Quand nous avons quitté la demeure des Michel environ deux heures plus tard, nous étions tous les deux plus que jamais persuadés que nous étions confrontés à un cas de possession.
Après ce "petit exorcisme", les choses ne se sont pas calmées pour autant. Bien au contraire. Le tourment d'Anneliese a atteint des niveaux que personne n'aurait été capable d'imaginer. Selon les témoignages de son entourage (parents, soeurs et petit ami), les événements de ce mois d'août constituent une succession d'incidents marqués par l'horreur. L'agitation secouait Anneliese comme jamais. Il lui était presqu'impossible de dormir, sinon à peine une ou deux heures, d'un pénible repos. Parfois, elle priait, criant la même formule du crépuscule jusqu'à l'aube : "Mon Jésus, pardon et miséricorde, pardon et miséricorde." Elle se ruait à travers la maison, montant et descendant les escaliers, "bondissant comme un bouc", selon les termes d'un autre prêtre, de Francfort, le Père Rodewyck, une connaissance de la famille Michel. Elle se jetait à genoux et se relevait avec une vitesse incroyable, au point que ses genoux se gonflaient et s'ulcéraient, et ainsi de suite



Ses cris grossiers et incessants se répercutaient en écho sur les murs. Alors survenait un paroxysme : elle tremblait et se contractait et, comme un effet de la violence de son agitation, elle s'affaissait en état de complète rigidité, de type catatonique, ne remuant plus ses bras ni ses jambes, et même ses cris finissaient par s'arrêter pour quelque temps. Sa soeur, Roswitha, la lavait et essayait de l'alimenter, tandis qu'elle gisait inerte, des jours durant. 


Accompagnant son excitation, se manifestait une force musculaire quasi surhumaine. Peter la vit saisir une pomme et l'écraser sans effort d'une seule main, au point que les morceaux éclatés se répandirent dans la chambre. Rapide comme l'éclair, elle aggrippa Roswitha et la jeta à terre comme une poupée de chiffon. Les muscles de son cou se contractaient, elle ne pouvait avaler aucun aliment solide et ne pouvait prendre des liquides que de rares fois. La rigidité s'étendit à la poitrine, l'empêchant de respirer. Luttant pour le faire, avec l'énergie du désespoir, elle plaquait et re plaquait son visage sur le sol, aplatissait son nez et se relevait pour aspirer un peu d'air. Sa mère posa un oreiller par terre, afin de préserver son visage des blessures, ce qui rendit la lute encore pire. Son père essaya de la maintenir droite, mais elle devint alors "rouge comme une écrevisse", étouffant et suffoquant. "Laissez-moi donc faire ce que je dois', plaidait-elle dès qu'elle pouvait s'exprimer. "Si vous essayez de m'aider, je serai obligée de faire quelque chose de bien plus terrible".



Tout son corps bouillonnait de fièvre. Affolée par la sensation de brûlure qui l'envahissait, elle cherchait la fraîcheur, en se roulant dans la poussière noire de la cave à charbon, se plongeant dans une vieille bassine de fer qu'elle remplissait d'eau glacée, enfonçant sa tête dans la commode de la salle de bain. Elle arrachait ses vêtements et courait nue à travers les chambres. Son lit était trop chaud, les couvertures insupportables. Pendant les nuits d'août, le grenier offrait un frais refuge. Sa soeur raconte dans ses "Expériences avec ma soeur Anneliese", (écrites en 1978) qu'elle faisait tout son possible pour l'aider, la soulager. Elle étendait une couverture sur le plancher du grenier. Elle ne voulait pas la laisser complétement seule, malgré le fait qu'elle était terrorisée de voir sa soeur dans cet état. Toujours selon Roswitha : "elle criait toute la nuit et, par dessus le marché, elle passait son temps à courir là-haut".


C'était le monde à l'envers, où la privation de nourriture se transformait en subsistance et l'absence de boisson en rafraîchissement. Elle s'empiffrait de mouches et d'araignées, essayait de mâchonner du charbon, urinait sur le sol de la cuisine puis léchait l'urine, mâchait ses culottes trempées. L'amour tourna en haine. Sa famille apprit à esquiver ses coups vicieux. Peter en vint à porter des chemises à manches longues au mois d'août, après avoir reçu d'elle une profonde et douloureuse morsure au bras. Quand elle essayait de l'embrasser (et elle le faisait souvent), son visage se tordait en une grimace de dégoût.


Jour et nuit, Anneliese n'arrêtait pas de rugir. Se relayant toutes les deux heures, ses parents, Roswitha et Peter veillaient sur elle, quoiqu'ils auraient pu faire peu de choses pour l'empêcher de se blesser. Bien vite, ils s'épuisèrent et furent à bout de ressources. Le 18 août 1975, le père d'Anneliese envoya un télégramme au Père Alt qui était en vacances : "Prière interrompre vacances. Venez immédiatement. Rodewyk est là et vous attend. Sommes à bout de forces." Josef Michel mentit, car Rodewyk n'était pas là et n'attendait pas le Père Alt. Sans doute l'a-t-il fait par désespoir.


Toujours est-il que le Père Rodewyk lorsqu'il fut au courant de l'envoi du télégramme refusa de déranger le Père Alt pendant ses vacances et rendit visite à la famille Michel accompagné d'un autre prêtre. Je vais passer sur les détails de cette visite (sinon j'en ai pour des heures si je donne tous les détails). Toujours est-il que le démon a donné son nom : Judas. Interrogée à plusieurs reprises, Anneliese a toujours donné le nom de Judas. Il est bien connu dans l'histoire de la possession, empêchant les possédés d'avaler l'hostie. Il y a aussi autre chose, j'ai dit plus haut qu'Anneliese donnait beaucoup de baisers (quand elle ne mordait pas...). L'important dans ce cas est l'expression de son visage. Ce n'était aucunement l'expression d'une jeune fille voulant embrasser quelqu'un. Au contraire, sa figure trahissait de l'hostilité, telle que nous la voyons souvent dépeinte sur des représentations du baiser de Judas. Le fait est ici concordant.

Rodewyk, après cette visite, fut persuadé qu'Anneliese était possédée. Seulement, il manquait encore l'avis de l'évêque, et il attendit que le Père Alt revienne de vacances pour lui faire part de son intention de demander l'autorisation à ce fameux évêque de pratiquer l'exorcisme. La réunion eut lieu au presbytère de la paroisse de Notre Aimable Dame, à Aschaffenburg, en présence des Pères Habiger, Roth, Rodewyk et Alt. Le Père Rodewyk leur donna lecture de son avis et le résuma, disant que, vu son expérience de longue date en la matière, il considérait l'affaire comme un cas classique de possession. Il fut décidé que le Père Renz, étant près de Klingenberg pourrait pratiquer le rituel secondé par le Père Alt, tout en sachant que celui-ci ne pourrait pas venir régulièrement car il était assez éloigné géographiquement de Klingenberg. 



La réunion terminée et les modalités pour la pratique du Rituale Romanum bien définies, le combat contre les démons pouvait commencer...



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MessageSujet: Re: Anneliese Michel   Lun 6 Nov - 21:30

COMBAT CONTRE LES DEMONS 

C'est le Père Arnold Renz qui mena de front la lutte contre ce qui habitait Anneliese. C'était un homme d'expérience, répondant parfaitement aux qualifications exigées par la loi ecclésiastique dans le Codex Iuris Canonici, de quiconque doit être chargé de mener le "grand" exorcisme. Il doit être pieux, intelligent et d'une moralité exempte de toute critique. Il doit placer sa confiance non en lui même mais dans la puissance de Dieu. Il doit être libre de toute avarice et de toute cupidité et doit procéder au rite dans la charité, avec humilité et fermeté. Il doit également être d'âge mur (il avait 64 ans en 1975) et être respecté, non en raison de son ministère mais pour son sérieux moral. Anneliese en tout cas, lui faisait confiance. 

Il fut convenu que le premier rite d'exorcisme aurait lieu le 24 septembre au soir. Le Père Renz arriva à 16h00 et trouva les parents d'Annelise, ses soeurs, Peter, le petit-ami. Les Pères Alt, Roth et Herrmann étaient venus et Thea Hein, une amie de la famille qui fut rejointe par son mari. Le rite fut exécuté dans la chambre du haut, orientée du côté des collines et des vignes, afin que, si Anneliese criait, cela ne s'entendrait pas. Des chaises furent disposées pour les participants et la famille avait arrangé sur le côté un petit autel, sur une table recouverte d'une nappe brodée. Elle supportait un crucifix, face à une statue du Christ, un vase contenant une plante d'intérieur, des images encadrées de la Vierge Marie, du Frère Pio, de l'Archange Saint Michel et du Sacré-Coeur de Jésus. Pendant les pauses entre les longues prières, tous se rendaient dans une pièce voisine pour y prendre du café et du thé, et des gâteaux. 

Le rituel complet (contenu dans le Rituale Romanum) débute par une invocation, dite en commun, à Dieu, et à tous les anges et saints. Il continue avec d'autres prières, dont certaines sont récitées par l'exorciste seul, d'autres par l'assistance assemblée autour de la victime de la possession. On y trouve de nombreuses prières au Seigneur et à la Vierge (l'Ave Maria) et, dans les intervalles, les questions qui doivent être posées : comment l'être démoniaque possède la victime ? Quand entend-il en sortir ? Son nom ? Ce qui ne peut être nommé est difficile à exorciser. Si le prêtre parvient par ruse à amener le démon à révéler son identité, il acquiert un certain pouvoir sur lui. Et il y a les injonctions d'exorcisme elles-mêmes : le démon, une fois identifié, s'entend ordonner de quitter sa victime, famula Dei Anneliese, la servante de Dieu, et il est sommé de retourner à son séjour infernal, au fond de la géhenne, en des termes vraiment majestueux. Il est important de souligner que tous ceux qui ont participé à ce premier exorcisme étaient croyants et adhéraient absolument aux croyances manifestées dans ces prières. 

Le début du journal du Père Renz nous donne un petit aperçu de la première séance d'exorcisme: 



24 Septembre 1975. Arrive à 16 heures. Commencé l'exorcisme suivant les instructions. Anneliese, ou plutôt les démons, se sont comportés plutôt calmement tout d'abord. Anneliese est secouée de plus en plus violemment. Anneliese, ou plutôt les démons, réagissent très violemment à l'eau bénite. Elle commence à crier et à rager.


Anneliese sait tout. Elle sait ce qu'elle a dit ; apparemment elle est toujours pleinement consciente. Pas du tout d'amnésie. Pause brève. Anneliese est maintenue par trois hommes (ainsi elle ne peut se blesser ni en blesser d'autres), par Herr Hein, son ami Peter et son Père. Elle cherche à mordre à droite et à gauche. Elle envoie des coups de pied dans ma direction. Parfois, elle frappe devant elle. Elle est d'abord assise sur une chaise, puis couchée sur le lit. Elle est empêchée de rester couchée. Elle le fait parfois, mais elle est contrainte à se relever tout de suite après. Elle se plaint que le diable est assis dans le bas de son dos.

Par moment, elle crie, spécialement lorsqu'elle est aspergée d'eau bénite. Parfois elle aboie comme un chien. A plusieurs reprises, elle dit : "Arrête avec cette merde", ou "Tu es chiant, sale porc, enlève cette merde" (eau bénite). En réalité elle ne dit pas grand'chose et ne profère des obscénités que de façon modérée. A la fin, durant le Gloria Patri, que nous récitons ensemble plusieurs fois, elle devient furieuse. La séance entière a duré de 16 heures à 21 heures 30.

Après quoi elle a dit : "Vous auriez du continuer". Apparemment elle a senti que les démons ont commencé à être délogés. Quand elle a dit au revoir, elle était en effet tout à fait animée. Tout cela doit être très rude pour elle. Elle dépense une grande quantité d'énergie, étant donné qu'elle est maintenue par trois hommes et qu'elle se débat continuellement contre eux.
Après cette première séance, le Père Renz dira : "J'ai plus de courage maintenant, je ne suis plus effrayé devant l'inconnu et l'incertain". Mais il était désappointé. Aucun démon n'avait été expulsé, et il pouvait prévoir pour l'avenir un effort prolongé et fatiguant. "Il faut faire face à un sentiment d'inutilité et d'échec", faisait-il observer. 


Lors de la séance suivante, Thea Hein apporta un magnétophone. Josef Michel trouva que c'était une bonne idée et alla chercher aussi le sien. Le Père Renz pensa qu'il pourrait s'y retrouver sans un appareil mécanique, car il avait l'intention de continuer à écrire un compte-rendu de chaque séance. Il s'aperçut bientôt qu'il ne pouvait pas reconstituer grand'chose, parce qu'il n'était pas possible de prendre des notes. D'autre part il ne pouvait pas rester simplement assis en retrait en observateur. Il lui fallait lire le texte latin, conduire les prières en commun, répandre l'eau bénite, faire le signe de croix sur Anneliese, voire placer l'étole sur ses épaules ou toucher son front en signe de bénédiction, selon ce que demandait le rituel. 


Aussi commença-t-il à enregistrer lui aussi, accumulant quarante cassettes au cours des mois qui suivirent. En fin de compte, il condensa quelques uns des passages les plus frappants en deux cassettes, qu'il fit entendre à monseigneur Stangl et à d'autres personnes intéressées. 

C'est assez perturbant d'entendre ces hurlements rauques, ces grognements et rugissements qui confirment ce qu'est le démon dans l'enseignement de l'Eglise, un habitant des abîmes, l'émissaire du monde des ténèbres, de tout ce qui est effrayant et corrompu. Le mélange des sons se soulève lourdement et bouillonne, et parfois des mots et des phrases forment comme des bulles fangieuses qui viennent éclater à la surface. Et quand cela se produit, le démon parle, la puissance démoniaque devient une personne. Mais pas n'importe laquelle, car il s'exprime dans le dialecte de la forêt bavaroise, du marché poussiéreux du village, d'un dialecte large, avenant et concis, débarrassé des finesses et fioritures du parler des villes. C'est un démon médiéval dans ses obscénités, toujours prêt avec ses "trou du cul, merde, porc et carcasse", courbant l'échine devant les attaques verbales du prêtre, puis se retournant et se moquant de lui d'un "Mais je vais t'empoisonner" ou un "Ah, tais-toi" et une malédiction bien assénée, ou le délaissant pour une outrageante allusion à ce qui est le plus sacré. Il s'empare des phrases latines, y rétorquant crûment. "Immaculata"... "Toi et tes mots de merde, épargne ta peine, pas même un porc n'y croit"... Saecula saeculorum"... "Pas vrai... Ca n'a pas de sens". Educto"... " Continue, bavarde toute la journée, je ne m'en irai pas". "Ut discedas ab hac famula Dei Anneliese"... "Non, non, elle m'appartient, vas-t-en, carcasse, non, elle m'appartient, elle est à moi". "Elle n'était pas encore née qu'elle a été maudite". Une femme l'avait fait par jalousie. Qui était-ce ? "Une voisine de sa mère, à Lieblfing". En avait-elle maudit d'autres ? Silence obstiné. Peter dit que les parents d'Anneliese essayèrent de vérifier cette histoire, mais la femme en question était morte. 


De temps en temps le démon lance des traits d'un humour sauvage, comme lorsque le prêtre évoque un martyr qui versa son sang et le démon répond : "C'est encore un de ces idiots", ou lorsqu'il commente, après une référence à la sancta ecclesia, "Ces nonnes prient mais n'y croient guère, puis elle vont communier, montrant leurs petites pattes". 




Après un temps il a de la compagnie et une querelle s'élève pour savoir qui prendrait Anneliese et ensuite un dialogue de conspirateurs, comme si deux démons se concertaient front contre front : "Merdeux, je ne m'en irai pas, je reste...", ponctué d'un cri furieux. Puis se déroule un rapide a parte : 

- Partons ensemble. 
- Non. 
- Alors, vas-y. 
- Non, je ne le veux pas. 
- Si, tu le veux aussi. 
- Non. 


Puis un triomphal : "Nous ne partirons pas, nous nous accrochons ensemble. Les échanges entre le prêtre et le démon obéissent à un rythme, introduit par la répétition des formules : Servante de Dieu, Anneliese... elle est à moi ; tu dois la laisser... non, non, je ne veux pas ; dis ton nom... je ne veux pas, je ne veux pas. Et dans l'intervalle, les cris incessants, comme si l'être démoniaque se tordait dans les flammes : "Auf Ewigkeit verdammt o-oh - Damné pour tout l'éternité", grossissant jusqu'au E d'Ewigkeit (éternité), se prolongeant et se maintenant à ce niveau, puis retombant et se dégonflant vers les "o-oh", prolongés, - mélogie lancinante, toujours recommencée. 




Tous ceux qui assistaient à ces séances se retrouvaient alors comme dans un autre monde, où l'excessif était chose courante, où les démons parlaient et où la Mère de Dieu, d'après leurs dires, n'était jamais très loin. A quoi ressemblaient les démons ? A regarder la chose en face, ce ne sont à vrai dire pas des être impénétrables, ce sont presque des gens du cru, pour ainsi dire. Ils haissaient les lieux familiers et les personnalités, tels Schippach, San Damiano, Barbara Weigand. Ils savaient ce qui se passait à Klingenberg, faisant remarquer comment les gens ne croyaient plus aux livres sacrés ni à l'horreur de l'enfer, ni même à l'efficacité de la prière. Ils se querellaient entre eux et mentaient au sujet d'eux, de la Vierge, à propos de la date où ils s'en iraient. 


LES NOMS DES DEMONS 


Les noms n'ont pas été révélés dans ce lieu (dans la grange dans le film), mais dans la chambre. Cependant le film semble donner une indication sur ce qui habitait Anneliese. Des démons ayant pour nom Cain, Judas, Néron, Hitler, Herrman et enfin Lucifer. 


Je traduis : We are the one to dwell within, nous sommes ceux qui habitent dedans. Je suis celui qui a jadis habité dans Cain, Judas etc etc... jusqu'à Lucifer en personne. Le film parle de Légion (ce qui veut dire qu'il y a beaucoup de démons) et de Bélial (tire son nom de l'hébreu "sans utilité, vaurien", démon de la révolte et de l'anarchie, prince de la tromperie, chef des mauvais esprits, autre nom de Satan dans l'Ancien Testament). Les scénaristes ont remplacé Hitler et Herrman par Légion et Belial. 


Ils ne se nommèrent pas non plus dans l'ordre édicté dans le film. Le premier était Judas : "Non, non, il ne faut pas prononcer mon nom, pas mon nom", hurlait-il. Puis vint Lucifer et, un peu plus tard, Néron. "Je suis le troisième de la conspiration", annonça-t-il. Avec leurs identités cristallisées autour de leurs nom, ils devinrent des personnages palpables, repoussants mais familiers. Ils n'y avait plus de raison pour que les prêtres seuls fassent les interrogatoires. Les femmes s'enhardirent les premières. Les démons les rembarraient souvent d'un cri cassant, comme : "Tais toi", ou "Ferme ton bec, sale cochonne". Mais quelquefois elles réussissaient à arracher une réponse de l'un d'eux, comme lorsque Roswitha accusa Juda d'avoir fait briser le crucifix par Anneliese. Judas objecta avec colère : "C'était ce damné chien de Lucifer", grogna-t-il, "je n'ai rien fait". Après un temps, les hommes prirent aussi la parole, bien qu'avec plus de précaution, faisant des commentaires plutôt que s'adressant aux démons. 


Soudain il y eut un signe qu'ils ne pourraient empiéter impunément sur cet étrange domaine. Ceux qui étaient assis près d'Anneliese sentirent un poids s'appesantir sur eux, les poussant dans le dos et les rendant rigides. Herr Hein et Peter, chargés de maintenir Anneliese, virent leurs bras devenir insupportablement lourds ; ils ne purent les lever qu'après les avoir éloignées d'elle. Thea Hein tenta de la toucher et se mit à crier : "Ma main... je ne peux plus la remuer !" Mais les prêtres savaient quoi faire avec les démons, et après une prière en leur faveur, le poids disparut et la main redevint libre.

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MessageSujet: Re: Anneliese Michel   Lun 6 Nov - 21:40

Les premières années : 1952-1968


Anneliese Michel est née le 21 septembre 1952, à Leiblfing, un petit village en Bavière (en Allemagne de l’Ouest, à l’époque de la Guerre Froide). Elle fût élevée dans la petite ville de Klingenberg am Main, où son père opérait dans une scierie. Ses parents étaient des Catholiques dévoués et elle a grandit en devenant une jeune fille très religieuse.


Elle eut une grande sœur illégitime, Martha (1948-1956, décédée jeune suite à un opération pour le cancer au rein), née avant le mariage de ses parents, pour qui Anneliese décida de faire pénitence pour expier les péchés de l’illégitimité. À l’âge de l’adolescence, elle se couchait sur la pierre le soir pour expier les péchés des prêtres coupables de crimes moral, ou encore pour les sans abris et les toxicomanes (qui étaient souvent vu dormant sur les sols durs des stations de trains).


Troubles mentaux ou possession démoniaque? : 1968-1975


En 1968, Anneliese, à 16 ans, a commencée à souffrir de convulsions et fût diagnostiquée épileptique (en fait, le terme au départ fut « Grand Mal Epilepsy ») par un neurologue à la clinique psychiatrique de Würzburg en 1969.




Elle resta dans un hôpital psychiatrique environ un an mais rien n’aida à sa santé. De plus, elle commença à souffrir d’une dépression. Ayant consacré sa vie à la foi Catholique, Anneliese commença à attribuer sa condition à une possession démoniaque. Elle devint frustrée par rapport aux interventions médicales puisqu’ils n’aidaient pas à sa condition. Des traitements médicaux à long termes étaient aussi sans succès; sa condition, incluant sa dépression, empirait avec le temps. Anneliese devint intolérante face aux lieux et objets dits sacrés, tels que les crucifix, à quoi elle attribuait sa possession démoniaque. Au cours des rites religieux à laquelle Anneliese assistait, elle devait prendre de forte dose de médicaments psychotropes prescrits par ses médecins.
À sa sortie de l’hôpital, Anneliese retourna terminer ses cours au secondaire et entra à l'Université de Würzburg, où elle accrochait des photos de saints dans sa chambre d’étudiante, gardait de l’eau bénite sur le bord de sa porte et priait souvent le rosaire. Là, elle y étudiait pour devenir professeur.




En Juin 1970, Anneliese souffrait encore de convulsion et, à l’hôpital psychiatrique où elle restait avant, elle reçu son premier anti-convulsant. Le nom de ce médicament n’est pas connu et n’a pas entraîné de réduction immédiate aux symptômes d’Anneliese. Elle a aussi continué à parler de ce qu’elle nommait « les faces diaboliques » vues par elle quelques fois par jour (et parfois vues sur des visages des autres personnes), ainsi que d’entendre des voix lui disant qu’elle était damnée. Anneliese devenait convaincue que la médecine conventionnelle n’était d’aucune aide puisque ça ne la faisait pas sentir mieux. Étant de plus en plus convaincue que sa maladie était de nature spirituelle, elle a demandée à l’Église de performer un exorcisme sur elle. Malgré le fait qu’elle croyait que le rituel pouvait l’aider, son cas fût rejeté par l’Église. Le même mois, elle se vit prescrire un autre médicament, l’Aolept (pericyazine), qui est une phénothiazine avec des propriétés généralement comparables à celle de la chlorpromazine: le pericyazine est utilisé dans le traitement de psychoses diverses, y compris la schizophrénie et les troubles du comportement.
En novembre 1973, Anneliese a commencé son traitement avec le Tegretol (carbamazépine), qui est un médicament antiépileptique. Anneliese a pris ce médicament régulièrement jusqu’à sa mort, lorsqu’elle ne pouvait plus rien avaler. À ce moment, on la dit toujours dépressive et suicidaire.
Le premier diagnostic non officiel de la possession avait d’abord été faite par une femme plus âgée qui accompagnait Anneliese en pèlerinage. Elle a remarqué que la jeune fille évitait de marcher près d’une image de Jésus, et qu'elle a refusé de boire l'eau provenant d'une source sacrée. La femme a également affirmé qu’Anneliese sentait mauvais.


Durant le traitement médicaux, les parents d’Annieliese (Anna et Josef Michel) se sont tournés vers leur église locale pour une cure, demandant à différents prêtes s’ils peuvent performer un exorcisme sur leur fille. Ils ont tous refusé parce que le Rituel Romain, le rituel qui gouverne l’exorcisme, est très strict concernant les affirmations pour prouver la possession. L’idée qu’elle était vraiment possédée fût ensuite reconnue par un curé local, le père Ernst Alt, réputé pour être un spécialiste de l’exorcisme, ce qui emmena directement l’évêque de Würzburg, Josef Stangl, à approuver le rituel pour Anneliese, en septembre 1975. Stangl a demandé au pasteur Arnold Renz de procéder aux rites traditionnels de l’exorcisme avec l’aide du père Alt.


Les exorcismes : 1975-1976


Les traitements médicaux cessèrent et l’exorcisme commença, bien secrètement dans sa chambre de la maison de ses parents pour des sessions d’une heure. Les voix sorties de la bouche d’Anneliese Michel pendant les rites d’exorcismes ont clamé être ceux de démons qui la possédait, tels que Judas Iscariote (l’apôtre ayant livré Jésus aux romains), Néron (un empereur romain), Caïn (fils aîné biblique d’Adam et Ève, considéré être le premier meurtrier de l’histoire), Adolf Hitler, Valentin Fleischmann (un prêtre franque disgracier du 16ième siècle), ainsi que Lucifer. Elle a aussi mentionné d’autres âmes damnés qui se seraient manifesté a travers elle.


Pourtant, elle semble avoir une vie normale, jusqu’à un mois avant son décès. Elle continue ses cours à l’université et termine même une thèse au printemps 1976… portant sur le phénomène de la peur.
De plus en plus, son comportement est devenue étrange : elle pouvait manger des mouches, des araignées et du charbon. À un moment, elle a mordu la tête d’un oiseau mort, ou encore elle s’est mise sous la table pour se mettre à aboyer comme un chien pendant deux jours. On pouvait l’entendre hurler au travers des murs pendant qu’elle brisait les crucifix et détruisait les images de Jésus. Déchirer ses vêtements, s’automutiler et uriner sur le sol, pour ensuite lécher l’urine, était devenu fréquent.


De septembre 1975 au 30 juin 1976, Anneliese a subit 67 exorcismes (deux fois par semaines pendant ces mois) qui l’ont aussi épuisé physiquement : elle devait pratiquer la génuflexion (se mettre à genoux), ce qu’elle faisait obsessivement vers la fin. À la longue, les ligaments de ses genoux se sont fracturés. À l’approche de Pâques, Anneliese a commencé à refuser de manger et de boire. Plus tard, une de ses sœurs dira qu’elle ne voulait pas retourner à l’hôpital psychiatrique où elle serait sous médicament et forcé à manger. Elle disait que cesser de manger allait enlever l’influence de Satan sur elle. Elle disait aussi qu’elle allait mourir pour expier les péchés de la jeunesse rebelle de l’époque et pour apostasier les prêtres de l’Église moderne (cela aurait été une révélation faite à elle-même par la Vierge Marie suite à un rêve).
Le 30 juin 1976, elle demande l’absolution aux prêtres et avoue à sa mère avoir peur.


La mort d’Anneliese : 1976

Le 1 juillet 1976, atteinte de la pneumonie et d’une haute fièvre, ne pesant que 68 livres, Anneliese Michel est décédée dans son sommeil (elle aurait d’ailleurs précédemment prédit qu’elle allait être libéré de ses démons ce jour-là). Les parents en font évidemment état et elle fût enterrée à côté de sa sœur Martha, dans un coin du cimetière normalement réservé pour les enfants illégitimes et les suicidés.
Selon le « Physicians’ Desk Reference », prendre du carbamazépine peut causer des obnubilations épileptiques (un bas niveau de conscience avec perte de la capacité à réagir correctement aux stimuli externes), ainsi que de la fivère et de l’hypoxémie (manque d’oxygène dans le sang). Anneliese avait tous ces symptômes, ce qui augmente la théorie que la cause de la mort était la suffocation. Par ailleurs, le rapport d’autopsie précisait que la mort était causée par la malnutrition et la déshydratation qui est le résultat d’onze mois de semi famine pendant les rites de l’exorcisme.


Le Cas Klingenberg : 1976-1978


Après une enquête, le procureur d’état a maintenu que la mort d’Anneliese aurait pu être prévenu, même une semaine avant son décès. Le pasteur Ernst Alt et le père Arnold Renz, ainsi que les parents d’Anneliese, Josef et Anna Michel, ont été accusés de négligence criminelle, pour ne pas avoir contactés un docteur.
Avant le procès, les parents ont demandé aux autorités la permission d'exhumer les restes de leur fille. Ils l'ont fait à la suite d'un message reçu d'une carmélite du district de l'Allgäu dans le sud de la Bavière. La religieuse avait dit aux parents qu’elle avait eu une vision que le corps de leur fille était encore intact. La raison officielle présentée par les parents pour les autorités est que Anneliese a été enterrée en hâte dans un cercueil bon marché. Le 25 février 1978, ses restes ont été remplacés dans un nouveau cercueil de chêne doublé d'étain. Les rapports officiels (à ce jour incontesté par aucune autorité) indiquent que le corps portait des signes de détérioration constante.


Le procès a commencé le 30 mars 1978 dans la court du district et a provoqué d’intenses intérêts. Devant les tribunaux, les docteurs ont clamés que la jeune femme n’était pas possédée. Malgré tout, le docteur Richard Roth, qui était demandé par Ernst Alt à être sur les lieux de l’exorcisme le 30 mai 1976 pour de l’aide médical et qui a été témoin du rite, à déclaré qu’« il n’y a pas d’injection contre le diable ».


Les prêtres étaient défendus par des avocats payés par l’Église, alors que les parents étaient défendus par un des avocats les plus connus d’Allemagne, Erich Schmidt-Leichner (1910-1983). Celui-ci a clamé que l’exorcisme était légal et que la constitution Allemande protégeait les citoyens dans leurs exercices non limités de leurs croyances religieuses.


La défense a fait écouter plusieurs enregistrements audio des sessions d’exorcismes, concernant parfois les voix démoniaques qu’Anneliese pouvait laisser entendre, pour prouver qu’elle était bien possédée. Les deux prêtes ont présentés leurs plus profondes convictions que la possédée était finalement libérée par l’exorcisme juste avant son décès.
Ultimement, les accusés ont été trouvé coupables de meurtre résultant de négligences. Ils furent condamnés à six mois de prison avec sursis et trois ans de probations. Même si la sentence était légère comparé à ce que les gens anticipaient, c’était plus que demandé par l'accusation qui demandait que les prêtres ne paient qu’une amende et que les parents soient reconnus coupables, mais non punis.


Pendant le procès, les principaux problèmes étaient liés à l’Église elle-même. Un verdict « non coupable » pouvait être vu comme une porte ouverte à plus de rituels d’exorcisme emmenant ainsi à d’autres possibilités de résultats malheureux de la sorte. Ainsi, on a cru bon qu’une charge pour négligence emmenant à la mort porté contre les prêtres et les parents pouvait provoquer un changement et plus de précaution.


L’évêque Joseg Stangl, qui avait approuvé l’exorcisme en 1975 et qui a correspondu par lettres concernant le cas avec les deux prêtres, fût aussi trouvé sous enquête par les autorités de l’état. Il fût décidé de ne pas le punir à cause de son âge et de sa santé déclinante. L'évêque a déclaré que ses actions étaient toutes dans les limites du droit canon. Né en 1907, il est décédé le 8 avril 1979.


Et après? : 1978 à aujourd’hui


Le « Cas Klingenberg » fût la base du film de Scott Derrickson, The Exorcism of Emily Rose en 2005, qui fût une version bien hollywoodienne de la réalité. 


Par contre, en 2006, Hans-Christian Schmid a réalisé Requiem, un film plus fidèle, semble-t-il, au cas original.


Aujourd’hui, le tombeau d’Anneliese à Klingenberg am Main demeure un lieu de pèlerinage pour de nombreux catholiques qui considèrent Anneliese Michel comme une croyante qui a connue des souffrances extrêmes pour aider les âmes du Purgatoire.


Anna Michel, mère d’Anneliese, est maintenant octogénaire et vit seule. Son mari Josef est décédé en 1999 et ses trois autres filles demeurent au loin. Elle n’a rien voulu savoir du film américain et demeure toujours certaine que l’exorcisme était bien pour sa fille. De sa chambre à coucher, elle peut toujours voir son tombeau, et elle y rend visite souvent, apportant des fleurs. Elle dira en 2005 : « Anneliese était une bonne fille, gentille, douce et obéissante. Mais quand elle était possédée, c’était quelque chose de surnaturel, quelque chose qui ne peut s’expliquer (…) Je ne regrette rien, il n’y avait pas d’autre moyen. »


Une autre théorie : le film d’horreur The Exorcist (1973) est sortie aux grands écrans de l’Allemagne de l’Ouest le 20 septembre 1974 sous le titre Der Exorzist (et partout en Europe au courant de la même année). Il a été dit que plusieurs cas de paranoïa ont été trouvé par des psychiatres sur des gens sensibles psychologiquement et ayant vu le film. On croirait que si Annaliese a vu le film, cela aurait pu aider au fait qu’elle se croyait possédée.




Certains médecins ont suggéré que plusieurs des symptômes d’Anneliese Michel sont en accord, et évocateurs, avec la section « troubles dissociatifs » dans le «Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders » (DSM-IV-TR), et/ou encore avec les comportement de patients victimes de ces désordres. Par exemple : l’adoption temporaire de postures bizarres et rigides du corps (dystonie); l’utilisation du terme « nous » pour se décrire soi-même; la dilatation des pupilles sans aucun stimuli extérieur; amnésie partielle ou complète; l’émergence de personnalités distinctes parmi les « démons »; l'omniprésence d’engourdissement psycho-émotionel; le sentiment d’Anneliese que son corps agit en-dehors de sa volonté (dépersonnalisation); la peur ou le rejet de la sexualité; la persistance de ces symptômes malgré des traitements médicaux, et l’absence de cause médicale connue; etc.

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Dernière édition par Dark-Angel le Lun 6 Nov - 22:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Anneliese Michel   Lun 6 Nov - 22:00



 ATTENTION CETTE VIDEO PEUT CHOQUER!!!!!!

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