LA CRYPTE D'OSCAR

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  R.M.S Titanic: Récit d'un naufrage....

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Dark-Angel
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MessageSujet: R.M.S Titanic: Récit d'un naufrage....   Ven 27 Oct - 21:47



Le RMS Titanic est un paquebot transatlantique britannique de la White Star Line, construit sous l'initiative de Joseph Bruce Ismay en 1907. Il a été conçu par l'architecte Thomas Andrews des chantiers navals Harland & Wolff. La construction débute en 1909 à Belfast et se termine en 1912. C'est le plus luxueux et le plus grand paquebot jamais construit alors. Il appartient à la classe Olympic avec ses deux sister-ships, l’Olympic et le Britannic. La coque du Titanic est pourvue de seize compartiments étanches servant à protéger le navire en cas de voies d'eau ou d'avaries importantes. Les médias de l'époque lui donnent ainsi une image de navire fiable, même si, contrairement à la légende diffusée après le naufrage, il n'a jamais été considéré comme insubmersible

Lors de son voyage inaugural de Southampton à New York, il heurte un iceberg sur tribord avant, le 14avril1912 à 23 h 40. Il coule le 15avril1912 à 2 h 20 au large de Terre-Neuve. Entre 1 490 et 1 520 personnes disparaissent, ce qui fait de cet événement une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix et la plus grande pour l'époque. Le drame met en évidence les faiblesses des navires de l'époque concernant le nombre de canots de sauvetage limités et les carences dans les procédures d'évacuations d'urgence. Des conférences internationales seront par la suite organisées, entraînant des changements de règlementation encore en vigueur un siècle après la catastrophe.

L'épave du Titanic est localisée le 1erseptembre1985 par le professeur Robert Ballard. Elle gît à 3 843 mètres de profondeur à 650 km au sud-est de Terre-Neuve. L'histoire du paquebot a marqué les mémoires, entraînant la rédaction de nombreux ouvrages (historiques ou de fiction) et la réalisation de longs métrages dont le film du même nom Titanic de James Cameron, sorti en 1997 et ayant entraîné un important regain d'intérêt pour le paquebot et son histoire. Les médias se réintéressent au navire à l'occasion du centenaire du naufrage du Titanic, en avril2012.

Projet et conception


Durant la fin de l'été 1907, pour concurrencer le Lusitania et le Mauretania, deux rapides paquebots de la Cunard Line, Lord William James Pirrie, associé de la société des chantiers navals Harland & Wolff à Belfast, et Joseph Bruce Ismay, directeur général de la compagnie maritime White Star Line, prennent la décision de construire une série de trois paquebots capables de surpasser en confort, sécurité et élégance ceux des autres compagnies maritimes concurrentes, qu'elles soient britanniques ou allemandes. 

Leurs noms, OlympicTitanic et Gigantic (rebaptisé Britannic après le naufrage de son jumeau) sont choisis par la suite.

Les plans de l'Olympic et du Titanic (la construction du Gigantic devant débuter plus tard) sont dessinés dans les bureaux des chantiers navals Harland & Wolff sur Queen's Island à Belfast, en Irlande du Nord. À la tête des opérations se trouvent Alexander Montgomery Carlisle, directeur général des chantiers navals et responsable des aménagements, de la décoration et des dispositifs de sauvetage des paquebots et Thomas Andrews, chef du Département Dessin et architecte naval. Au départ en retraite d'Alexander Montgomery Carlisle, en 1910, Thomas Andrews prend sa place et devient ainsi Directeur Général des chantiers et de la conception.

Le 31juillet1908Joseph Bruce Ismay approuve le projet lors d'un déplacement à Belfast et signe une lettre d'accord avec les chantiers navals. Aucun contrat officiel n'est signé, les liens entre les deux firmes étant très forts depuis plusieurs décennies. Conscient de l'importance de l'événement, Pirrie engage le photographe Robert Welch qui est chargé d'immortaliser les moments forts de la construction. La qualité n'est pas négligée, et les meilleurs matériaux sont commandés

Construction et essais

Construction de la coque


 
Les employés des chantiers navals Harland & Wolff finissent leur journée de travail. On aperçoit au fond le Titanic et son échafaudage.

À l'automne 1908, les plans sont achevés et les approvisionnements spéciaux ainsi que les équipements non réalisables par les chantiers Harland & Wolffsont commandés. Lord Pirrie fait agrandir les chantiers navals, notamment par la construction d'un immense portique qui est le plus grand échafaudage du monde à l'époque (256 m de long, 28,50 m de large et 52,60 m de haut ainsi que des grues de 69,50 m). Le 16décembre1908, la quille de l’Olympic est posée sur la cale de construction no 2. Elle porte le numéro de chantier 400, la 400e commande reçue par Harland and Wolff.

Le 22 mars 1909, la quille du Titanic est posée sur la cale no 3, le numéro de chantier étant le 401. Les travaux avancent très vite et deux ans plus tard, au printemps 1911, la coque du Titanic est achevée. Elle est constituée de 2 000 tôles de trois centimètres d'épaisseur maintenues par 3 millions de rivets

Lancement:

L’Olympic est lancé le 20 octobre 1910 et le Titanic le 31mai1911, jour de l'anniversaire de Lord Pirrie qui assiste à la mise à l'eau du paquebot en présence de 100 000 personnes : les employés des chantiers et leurs familles, des visiteurs, quelques personnalités et la presse sont présents. Pour aider le Titanic à « glisser » dans l'eau, 20 tonnes de suif, d'huile de vidange, de graisse de baleine et de savon sont étalées sur 2 cm le long des cales. Le navire n'est pas baptisé avec la traditionnelle bouteille de champagne : c'est une habitude au sein des chantiers, Pirrie considérant qu'un problème dans la cérémonie peut entraîner des superstitions parmi passagers et équipages.

Le Titanic, après avoir réussi son lancement, est stoppé par six ancres retenues elles-mêmes par vingt-trois aussières en acier de 80 tonnes chacune et remorqué à quai par cinq remorqueurs. Après le lancement, invités, représentants de la presse et personnalités sont conviés à un déjeuner donné au Grand Central Hôtel de Belfast. Au menu, pas moins de six plats et cinq desserts ou mises-en-bouche de cuisine française sont servis. Quant à Joseph Bruce Ismay et John Pierpont Morgan, ils quittent le repas pour se rendre sur l’Olympic qui doit subir ses essais en mer.

Armement


 

La poupe du Titanic dans les chantiers navals Harland & Wolff

Entre juin 1911 et mars 1912, plus de 3 000 professionnels (mécaniciensélectriciensplombiersébénistespeintresdécorateurs, etc.) équipent le Titanicdes dernières techniques navales et l'aménagent avec des éléments décoratifs et un mobilier somptueux. Le 18 septembre 1911, on annonce la date du voyage inaugural du paquebot, le 20 mars 1912.

Mais, le 20 septembre, suite à une collision entre le croiseur de la Royal NavyHawke et l’Olympic lors de sa cinquième traversée transatlantique, le Titanicdoit être déplacé et les 14 000 ouvriers travaillant à sa construction sont affectés aux travaux de réparation de l'Olympic, ce qui retarde considérablement la construction du paquebot. La White Star Line reporte le voyage inaugural au 10 avril. Le 30 novembre, une fois les réparations de la coque de l’Olympicterminées, celui-ci reprend son service et le Titanic rejoint sa cale sèche où son armement se poursuit. En janvier 1912, on installe les 4 cheminées et le 3 février, les trois imposantes hélices de bronze, boulonnées sur un moyeu d'acier, sont posées sur le navire (2 hélices latérales tripales bâbord et tribord de 38 tonnes et de 7,20 m de diamètre, une hélice centrale quadripale de 22 tonnes et de 5,20 m de diamètre). Le 24 mars 1912, le Titanic est immatriculé à Liverpool, son port d'attache, bien qu'il ne navigue jamais dans les eaux de celui-ci.

Essais:

 

Le Titanic part pour ses essais en mer le 2 avril 1912.

Le 2avril1912, 78 chauffeurs et soutiers ainsi que 41 officiers et membres d'équipage se trouvent à bord. À 6 h, le Titanic quitte son dock, tiré par quatre remorqueurs appartenant à la Red Funnel Line, sous le commandement d'Edward Smith, précédemment commandant de l’Olympic. Toute la journée, le Titanic procède à des essais de vitesse et de manœuvrabilité (arrêts d'urgence, mesures des qualités manœuvrières à différentes vitesses). Durant ces essais, le navire montre qu'il peut stopper sur une distance de seulement trois fois sa longueur.

À midi, les ingénieurs, les représentants du chantier et les représentants du ministère du commerce britannique inaugurent, en y déjeunant, la salle à manger de première classe. Après d'autres essais, le Titanic rentre à Belfast vers 18 h 00. Le nouveau paquebot ayant rempli toutes les exigences du gouvernement britannique, Francis Carruthers, inspecteur du Board of Trade, signe le certificat de navigabilité no 131428, valable pour une durée d'un an. Vers 20 h 00, le paquebot vire de bord et met le cap sur Southampton où il est attendu dans la nuit du 3 au 4 avril.

À Southampton

Après avoir parcouru les 570 milles qui l'en séparent, le Titanic arrive, peu avant minuit, au port de Southampton où six remorqueurs de la Red Funnel Line l'attendent. Le navire accoste le quai no 44. Pour accueillir les nouveaux navires, le port de la ville a dû subir de nombreux travaux. Durant l'escale les cheminées sont repeintes ainsi que le flanc bâbord de la coque. Une fois achevé, le Titanic a coûté 1,5 million de livres soit 7,5 millions de dollars américains à l'époque (150 millions au début des années 2000).

Embarquement des passagers


 

Le Titanic et le New York

Le 10 avril 1912, à 12 h 15, le Titanic appareille de Southampton en Angleterre avec à son bord 953 passagers dont 31 trans-Manche et 889 membres d'équipage.Thomas Andrews, l'architecte du Titanic est le premier passager à monter à bord du paquebot à SouthamptonBruce Ismay, le président de la White Star Line embarque un peu plus tard. Beaucoup de passagers célèbres prennent également place à bord dans ce port, parmi lesquels Isidor Straus, le propriétaire des grands magasinsMacy's à New York. À Cherbourg, d'autres passagers importants embarquent, parmi lesquels John Jacob Astor, un homme d'affaires qui est le plus fortuné des passagers, ainsi que Margaret Brown, une militante des droits de l'homme, et Benjamin Guggenheim, un magnat de l'industrie du cuivre qui voyage avec sa maîtresse. On compte pas moins de quarante nationalités présentes à bord du navire. Lors de son départ, il manque de peu de heurter le paquebot New York amarré à un quai. Les remous causés par les hélices du Titanic font rompre les amarres du New York, et ce dernier se rapproche rapidement du Titanic jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que 2 mètres qui les séparent. Le commandant Edward Smith donne alors l'ordre de mettre les machines en arrière toute, ce qui a pour effet de repousser le New York. Le Titanic quitte enfin Southampton avec une heure de retard. À 18 h 35, le Titanic étant arrivé à Cherbourg en Normandie, 24 passagers trans-Manche débarquent et 274 embarquent, principalement des 1reclasses. Cependant le Titanic ne peut pas atteindre le port, car celui-ci n'est pas assez profond pour la taille du paquebot. Ce sont donc deux navettes de la White Star Line, le Nomadic et le Traffic, qui se chargent de transborder les 274 passagers qui embarquent sur le Titanic. À 20 h 10, le paquebot appareille de Cherbourg pour Queenstown (aujourd'hui Cobh) en Irlande.

Le 11 avril 1912, à 11 h 30, le Titanic arrive à Queenstown où débarquent sept passagers inter-ports. 120 passagers embarquent. Les passagers qui embarquent à ce moment-là sont en grande majorité des passagers de 3e classe émigrant vers les États-Unis. À 13 h 30, le RMS Titanic quitte Queenstown pour New York avec à son bord 1 324 passagers et 889 membres d'équipage. Il est parfois dit qu'Edward Smith envisageait de prendre sa retraite après cette traversée et qu'il ne devait par conséquent assurer le commandement du Titanic que pour cette unique fois. Il est cependant parfois considéré que Smith n'avait encore rien décidé : des sources laissent en effet penser que la White Star souhaitait qu'il assure également le commandement du Gigantic, dont la mise en service était prévue pour 1914.

Voyage:

 

Itinéraire prévu pour le Titanic.

Le 12 avril 1912, à 19 h 45, le Titanic reçoit un message de La Touraine lui signalant un brouillard dense, une couche de glace épaisse, des icebergs et un navire abandonné sur plusieurs points de l'Atlantique Nord. Ce message a été immédiatement remis au commandant Edward Smith .

Dans la journée du 13 avril 1912, le Titanic reçoit plusieurs messages lui signalant des icebergs, des growlers (petits icebergs de 1 mètre par 5) et quelques champs de glace. Dans l'après-midi, un incendie est éteint dans la salle des chaudières no 5. Il faisait rage depuis plusieurs jours (peut-être depuis le 2 avril) et avait été décelé le jour du départ. Il ne s'agissait pas d'un fait inhabituel sur les navires de l'époque mais celui-ci était d'une rare intensité et une douzaine d'hommes ont été nécessaires pour le maîtriser. À 22 h 30, le paquebot reçoit un avis du Rappahannock lui signalant un épais champ de glace et plusieurs icebergs, la réception de ce message est confirmée par un officier.

Signalement d’iceberg



L'un des icebergs soupçonnés d'être celui qui a été heurté par le Titanic.

Le 14 avril, alors que le Titanic a déjà parcouru 1 451 milles (2 687 kilomètres), le Caronia signale, vers 9 h 00, des glaces à 42°N, 49°O jusqu'à 51°O. En début d'après-midi, trois navires, le Baltic, l’America et le Noordam signalent des glaces à peu près au même endroit. En soirée, un cinquième navire, le Californian, envoie le même message mais le commandant n'en tient pas compte et le paquebot est poussé à sa vitesse maximum, probablement dans l'objectif de battre le record de l’Olympic (ou tout simplement pour impressionner la presse). À 19 h 30, le paquebot reçoit trois nouveaux messages du Californian lui signalant de grands icebergs. À 21 h 40, alors que la température n'est plus que de quelques degrés, le Mesaba, envoie lui aussi un signalement de glaces mais ce dernier n'est pas remis aux veilleurs du nid-de-pie. À 22 h 00, les deux veilleurs de quart sont remplacés par Frederick Fleetet Reginald Lee, la température extérieure devient nulle ainsi que celle de l'eau une demi-heure plus tard. À 22 h 55, le Californian, alors pris dans la glace à 20 milles au nord du Titanic, envoie un message à tous les navires alentour. Sur le Titanic, il est intercepté par l'opérateur radio qui répond « Dégagez ! Taisez-vous ! Je suis en communication avec Cape Race ! ». Une demi-heure plus tard, l'opérateur radio du Californian éteint son poste.

Le 14 avril 1912 vers 9 h 00, le Titanic a déjà parcouru 1 451 milles (2 687 kilomètres). Durant cette journée, le Titanic reçoit une dizaine de messages venant de plusieurs navires, parmi lesquels le Baltic et le Californian, lui signalant des avis de glace. À 22 h 55, le Californian, alors pris dans la glace à 20 milles au nord du Titanic, envoie un message à tous les navires alentour, parmi lesquels le Titanic : à bord de ce dernier, Jack Phillips l'interrompt en lui demandant de se taire, ce qui pousse son correspondant à couper sa radio pour se coucher

Naufrage du Titanic





À 23 h 40, par 41°46' N et 50°14' O, alors que le Titanic avance à 22,5 nœuds (41,7 km/h), le veilleur Frederick Fleet installé dans le nid de pie aperçoit un iceberg droit devant et le signale à la passerelle. Le 1er officier William Murdoch, alors officier de quart, essaie de faire virer le navire vers bâbord et fait stopper les machines. Quelque 37 secondes plus tard, le navire vire mais heurte l'iceberg par tribord et le choc fait sauter les rivets ouvrant ainsi une voie d'eau dans la coque sous la ligne de flottaison. Les portes étanches sont alors immédiatement fermées par Murdoch afin d'éviter une voie d'eau plus importante. Mais l'eau commence à envahir les cinq premiers compartiments du bateau. Or, le Titanic ne peut flotter qu'avec au maximum quatre de ses compartiments remplis d'eau.

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Zabou La Gragnotte


Dernière édition par Dark-Angel le Ven 27 Oct - 22:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: R.M.S Titanic: Récit d'un naufrage....   Ven 27 Oct - 21:47

Collision



Illustration montrant l'hypothèse selon laquelle l'iceberg découpa une balafre dans la coque, hypothèse contredite avec la découverte de l'épave en 1985.

À 23 h 40, par 41°46' N et 50°14' O, alors que le RMS Titanic avance à 22,5 nœuds (41,7 km/h), le veilleur Frederick Fleet aperçoit un iceberg droit devant à moins de 500 mètres et s'élevant à environ 30 mètres au-dessus du niveau de l'eau, il sonne la cloche trois fois et téléphone immédiatement à la passerelle. Le 6e officier James Paul Moody reçoit l'appel et transmet immédiatement le message au 1er officier William Murdoch, alors de quart. Celui-ci essaie de faire virer le navire vers bâbord (à gauche), et donne donc l'ordre de mettre la barre à droite : « Hard a'starboard ». Cependant il existe un débat quant aux ordres exacts qui ont été donnés aux mécaniciens. Selon l'officier Boxhall, Murdoch a ordonné de mettre immédiatement les machines en arrière toute (« Full astern »), mais selon d'autres témoignages, Murdoch a fait stopper les machines. Le chef chauffeur Frederick Barrett déclare quant à lui que le transmetteur d'ordres indiquait « Stop ». Le personnel de la salle des machines témoigne également unanimement dans ce sens.

Environ 37 secondes plus tard, le navire vire mais heurte l'iceberg par tribord, le choc fait alors sauter les rivets et ouvre ainsi une voie d'eau dans la coque sous la ligne de flottaison. Les portes étanches sont alors immédiatement fermées par Murdoch afin d'éviter un envahissement plus important. Mais l'eau commence à remplir les cinq premiers compartiments du bateau. Or, le Titanic ne peut flotter qu'avec au maximum quatre de ses compartiments avant remplis d'eau. De plus, les cloisons ne couvrent pas toute la hauteur du navire. Ainsi, une fois les premiers compartiments pleins, ils vont se déverser dans les suivants. L'étrave commence dès lors à s'enfoncer (le navire prend une assiette négative). À 23 h 50, le niveau de la mer est déjà monté de 4 mètres à l'avant, les cinq premiers compartiments étanches commencent à être inondés ainsi que la chaufferie no 5.

État des lieux


Le choc avec l'iceberg est perçu par le commandant Smith qui se trouve dans sa cabine. Il se rend alors immédiatement sur la passerelle et se fait informer de la collision par Murdoch. Il ordonne alors de stopper les machines et envoie le 4e officier Joseph Boxhall s'informer des dégâts. Cependant l'officier qui fait une inspection rapide ne remarque rien et rassure le commandant. Ce dernier demande pourtant une inspection plus détaillée au charpentier qui découvre une voie d'eau.

Le commandant fait alors appel à 
Thomas Andrews, l'architecte du paquebot, et les deux hommes partent faire leur inspection. Ils découvrent que la salle de tri du courrier est inondéeAndrews comprend alors que cinq compartiments sont déjà envahis, ce qui condamne le navire. Il établit alors un pronostic, le navire coulera dans une heure ou deux tout au plus. À 0 h 05, le court de squash, 10 mètres au-dessus de la quille, est sous l'eau. À 0 h 20, l'eau envahit déjà les quartiers de l'équipage à l'avant du pont E

Signaux de détresse



Le commandant Edward Smith fait transmettre les messages de détresse à Jack Phillips.[/center]
À 0 h 10, le 4e officier 
Boxhall estime la position du navire à 41°46'N, 50°14'O. À 0 h 15, le premier appel de détresse est envoyé en signal CQD(Come Quickly Danger) par TSF sur la longueur d'onde des 600 mètres. À 0 h 45 le signal CQD est transformé en SOS et le RMS Carpathia, un navire ayant capté le signal de détresse fait route à toute vapeur, mais ce navire est lent (voguant généralement à 15 nœuds, il bat ses records cette nuit là en atteignant 17,5 nœuds, mais reste bien plus lent que les autres navires) et la présence de glaces le ralentit encore plus.

Divers navires ont apparemment aperçu ou entendu ces signaux. Effectivement, un officier de quart aurait aperçu les fusées de détresse du Titanic mais n'en a pas compris leur signification d'urgence. Sur le Californian, l'
opérateur radio est parti se coucher peu avant l'instant où le message de détresse du Titanic a été envoyé. Parmi les navires ayant bien reçu le SOS, l’Olympic (bateau jumeau du Titanic) se trouve à plus de 500 milles (926 km) et il lui est de fait impossible d'arriver à temps, le Mount Temple se trouve à 49 milles (195 km), le Frankfurt à 153 milles (285 km), les navires BirmaBaltic et Virginiansont respectivement à 70, 243 et 170 milles, le Carpathia étant seulement à 58 milles (107 km), c'est lui qui tente de porter secours au Titanic.

À intervalles réguliers et ceci jusqu'à 1 h 40, des 
fusées de détresse sont envoyées. Il en est de même pour les SOS qui sont envoyés jusqu'à 2 h 17.

Évacuation des passagers


À 0 h 05, le commandant fait rassembler l'équipage et enlever les tauds des embarcations. Pendant ce temps, en première classe, seuls quelques passagers se sont rendu compte que le navire avait stoppé ses machines. Les stewards passent alors dans les cabines pour inviter les passagers à mettre des vêtements chauds et un gilet de sauvetage puis leur demandent de se rendre sur le pont des embarcations. Afin de rassurer les passagers, l'équipage leur assure qu'il s'agit d'un exercice. Seuls quelques passagers se dirigent vers le pont des embarcations pour monter dans un canot. Et la majorité ne s'inquiète pas et reste un long moment à l'intérieur du navire.

L'évacuation des passagers dans les canots est organisée de la façon suivante : le 1er officier 
William Murdoch est chargé de tous les canots situés à tribord (c'est-à-dire tous les canots portant un chiffre impair en plus des canots A et C) et le 2e officier Charles Lightoller est chargé de tous les canotssitués à bâbord (tous les canots portant un chiffre pair en plus des canots B et D).

Pour assurer la bonne organisation de l'évacuation, il est vital de maintenir l'énergie 
électrique du navire le plus longtemps possible. Cependant l'eau froide s'introduisant dans le navire risque de faire exploser les chaudières à cause du choc de température. Les chauffeurs sont donc mobilisés pour évacuer les vapeurs d'eau contenues dans les chaudières. La vapeur purgée par les cheminées du Titanic crée un bruit assourdissant sur le pont des embarcations, et les opérateurs radio sont gênés pour émettre les messages de détresse. Les officiers occupés à préparer les canots sont alors obligés de hurler ou de communiquer par signes. Les bruits diminuent ensuite progressivement, jusqu'à disparaître vers 0 h 40.

Lent début d’évacuation

À 0 h 25, l'ordre est donné de faire monter les femmes et les enfants en premier dans les 
canots de sauvetage. Au même moment l'orchestre se met à jouer à l'avant du pont des embarcations sur ordre du commandant Smith qui veut ainsi éviter tout début de panique. Malgré cela, l'évacuation est très lente, la majorité des passagers refusant d'embarquer, ne croyant pas à l'imminence du naufrage. Il y a vingt canots à bord du Titanic pour une capacité totale de 1 178 personnes contre 2 200 personnes à évacuer sur le paquebot. Les canots numérotés 1 et 2 peuvent contenir 40 personnes, et ceux numérotés de 3 à 16 ont une capacité de 65 personnes. Le navire possède également 4 canots repliables identifiés par des lettres et pouvant contenir 47 personnes.

Concernant les premiers canots, les officiers à bâbord ont fait monter uniquement des femmes et enfants dans les canots, quant-à tribord, chaque canot a été chargé par des femmes et enfants, puis par des hommes. Les 
1res classes sont avantagées pour obtenir une place dans ces premiers canots, étant donné la proximité de leur cabine au pont des embarcations, et la meilleure assistance dont ils ont pu bénéficier pour rejoindre les canots, ainsi que les 2eclasses dans une moindre mesure.

À 0 h 45, la première fusée de détresse est envoyée, et le 
canot no 7 est affalé à tribord avec 28 passagers pour 65 places. Ce canot comprend pourtant beaucoup de passagers masculins, en effet Murdoch autorise des hommes à embarquer pour compenser le faible nombre de passagers acceptant de monter dans un canot. À 0 h 55, le canot no 6 est le premier canot affalé à bâbord avec 24 personnes embarquées seulement, parmi lesquelles Arthur Peuchen, unique passager masculin du canot. Margaret Brown prend également place dans ce canot. Au même moment, le canot no 5 est mis à la mer avec 35 passagers à bord. Les passagers masculins sont invités à monter, mais malgré cela, le canot n'est rempli qu'à moitié. À 1 h 00, le canot no 3 part avec 40 personnes, puis à 1 h 10 le canot no 1 est affalé avec seulement 12 personnes à son bord contre 40 possibles,et au même moment le canot no 8 est mis à la mer avec 28 personnes à bord.




Plan des canots sur le Titanic, en vue « aérienne ».



Illustration du naufrage du Titanic.



Dessin du naufrage du Titanic publié dans The Syracuse Herald.

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MessageSujet: Re: R.M.S Titanic: Récit d'un naufrage....   Ven 27 Oct - 21:51

Accélération du départ des canots



Dessin montrant le canot no 15 manquant d'écraser le canot no 13. 

À partir de 1 h 15, l'eau commence à envahir la poupe du navire et les passagers, qui étaient alors incrédules, commencent à se résoudre à la réalité du naufrage, ainsi l'évacuation s'accélère à partir de cette heure là. De plus, les passagers de 3e classe commencent à arriver en nombre sur le pont des embarcations. À 1 h 20, les canots no 9 et no 10 sont affalés avec respectivement 42 et 34 passagers. À 1 h 25, les canots no 11 et no 12 sont mis à la mer avec respectivement 55 et 28 passagers. La différence de charge entre ces deux derniers canots s'explique par le fait que certains hommes sont autorisés dans les canots situés à tribord, alors qu'à bâbord les canots sont strictement interdits aux hommes. Ainsi, les canots situés à bâbord sont nettement moins chargés car les femmes et les enfants ne suffisent pas à les remplir. Vers 1 h 30, les canots no 14 et no 16 sont affalés à bâbord avec environ 40 personnes dans chaque embarcation. À bord du canot no 14, le 5e officier Lowe tire trois coups de feu en l'air pour dissuader les passagers de plus en plus paniqués qui tentent de monter de force à bord. À 1 h 35, les canots no 13 et no 15 sont affalés simultanément à tribord avec 64 et 65 passagers à bord. Ces canots sont les deux seuls à être chargés à leur pleine capacité et le canot no 15 est surtout occupé par des hommes. Au moment où le canot no 13 touche l'eau, il dérive en dessous du canot no 15 qui est en train de descendre. Le canot n° 13 réussit à se dégager de justesse.

À 1 h 40, le canot pliable C est le dernier canot correctement mis à la mer à tribord avec 40 personnes à bord contre 47 possibles. Le président de la White Star Line et exploitant du Titanic, Bruce Ismay, prend place à bord de ce canot tout juste avant qu'il soit affalé. À 1 h 45, le canot no 2 est affalé avec 18 personnes contre 40 possibles. Puis à 1 h 55, le canot no 4 s'éloigne avec 32 personnes à bord. Ce canot avait commencé à être chargé au tout début de l'évacuation, cependant il est resté environ une heure stoppé au niveau du pont A, faute d'avoir pu ouvrir les fenêtres de ce pont. Après avoir touché l'eau, le canot se dirige vers l'arrière du navire et tire six hommes d'équipages de l'eau. Enfin à 2 h 05, le canot pliable D est le dernier mis à la mer avec succès contenant 24 personnes à son bord. Durant la descente, deux hommes sautent dans l'embarcation depuis le pont A, puis quelques minutes plus tard, un autre homme saute à l'eau et rejoint le canot à la nage, retrouvant sa femme qui était à bord.

Derniers moments



Dessin de Willy Stöwer sur la catastrophe. 

Le canot pliable B est retrouvé par les marins du Mackay-Bennett29. 

À partir de 2 h 05, il ne reste que deux canots pliables qui sont situés sur le toit du quartier des officiers. Afin de les affaler, plusieurs officiers tentent de faire glisser ces canots sur des avirons pour les faire tomber sur le pont des embarcations. La manœuvre est réussie pour le canot pliable A situé à tribord, et les matelots fixent le canot aux bossoirs, mais le canot pliable B situé à bâbord se renverse en heurtant le pont des embarcations. Aux alentours de 2 h 15, l'eau envahit l'avant du pont des embarcations et la passerelle de navigation. Le canot B part à la dérive alors que le canot A est toujours fixé aux bossoirs, cependant les matelots réussissent à le libérer avant qu'il ne coule. Les canots s'éloignent du navire et des personnes nageant dans l'eau les rejoignent. Une trentaine de personnes, en majorité des membres d'équipage, monte sur la coque du canot B, parmi lesquels le 2e officier Charles Lightoller et Archibald Gracie. Une vingtaine de personnes atteint le canot A, et plusieurs meurent de froid durant la nuit. En effet ce canot est rempli d'eau jusqu'aux bancs de nage.

À 2 h 10, le commandant relève les opérateurs radio Jack Phillips et Harold Bride de leur fonction. À 2 h 17, Thomas Andrews est aperçu seul dans le fumoir de 1re classe, le commandant retourne sur la passerelle, l'orchestre s'arrête de jouer juste avant la chute de la cheminée. Peu après, la grande verrière se brise en entraînant la destruction de l'escalier d'honneur et donnant accès à l'eau à toutes les pièces de l'avant. À 2 h 18, les lumières du Titanic clignotent une dernière fois puis s'éteignent. Un instant plus tard, le paquebot se brise en deux entre la troisième et la quatrième cheminée. Alors que la partie avant coule, la partie arrière flotte pendant quelques instants et se remplit d'eau lentement jusqu'à ce qu'elle sombre à son tour, 2 heures et 40 minutes après la collision. La température de l'eau est alors de -1 ou -2 °CB.

Les cris d'agonie poussés par les naufragés sont largement audibles depuis les vingt canots situés aux alentours. Et dans plusieurs canots éclatent des débats sur la nécessité de revenir sur les lieux du naufrage. Le 5e officier Lowe, responsable du canot no 14 réunit autour de lui quatre autres canots et répartit les passagers afin de vider son propre canot. À 3 h 00, le canot no 14 arrive sur les lieux du naufrage, 40 minutes après la fin du naufrage. Cependant le temps moyen de survie dans des eaux d'une telle température n'est que d'environ 20 minutes, et les hommes à bord du canot, tous volontaires, n’aperçoivent qu'un vaste champ de cadavres. Le canot reste une heure sur les lieux et tire tout de même de l'eau quatre hommes, dont l'un décède à bord.

Sauvetage

Beaucoup plus tard, à 3 h 30, les passagers des canots aperçoivent les feux du Carpathia, ainsi que les fusées bleues lancées par ce dernier. Quelques 40 minutes plus tard, le premier canot, le no 2, est récupéré par le navire d'assistance. Pendant ce temps-là, la situation des canots A et B est précaire. Les rescapés à bord du second, se trouvant sur la coque du canot, doivent se tenir debout pour éviter un chavirage. Ils embarqueront finalement dans les canots no 12 et no 4 venus à leur rescousse. Les occupants du canot A sont quant à eux secourus par le canot no 14, qui revenait des lieux du naufrage et était donc pratiquement vide.

À 5 h 30, le Californian prévenu par le Frankfurt arrive sur les lieux du désastre. Le canot no 12, surchargé, est le dernier récupéré à 8 h 30. Le deuxième officier Charles Lightoller est le dernier à monter à bord. Le Carpathia met ensuite le cap vers New York à 10 h 50, et Joseph Bruce Ismay télégraphie à la White Star Line la nouvelle du naufrage du RMS Titanic.

Débats quant au déroulement des événements
À la suite du naufrage, les témoignages recueillis sont, sur certains points du naufrage, assez discordants. La plupart des témoignages affirment que le Titanic ne s'est jamais brisé et a coulé en un seul morceau. Seuls quelques rescapés ont affirmé le contraire. Parmi eux, John Thayer, qui se trouvait sur la coque du canot pliable B, et qui se situait donc près du Titanic. Cependant, Archibald Gracie et Charles Lightoller, qui se trouvaient pourtant dans le même canot, affirment le contraire. La plupart des médias ainsi que des encyclopédies ont considéré que le Titanic avait coulé sans se fendre, et ce jusqu'à la découverte de l'épave le 1er septembre1985. Cette représentation est par exemple celle donnée par le film Atlantique, latitude 41° de 1958. Toutefois, la commission d'enquête américaine sur le naufrage ne tranche pas la question. Le Titanic s'est donc probablement fissuré sous le niveau de l'eau, ou juste à sa surface.


La plupart des témoignages affirment que le tout dernier morceau joué par l'orchestre est Plus près de toi, mon Dieu. Cependant, certains témoignages, et notamment celui de l'opérateur radio Harold Bride, démentent. Bride déclare que la dernière chanson jouée est Autumn, il a fait en réalité référence à Songe d'Automne, une valse populaire de l'époque qui faisait partie du répertoire des orchestres de la White Star Line. Cependant les films et les romans qui s'inspirent du naufrage, retiennent tous Plus près de toi, mon Dieu comme étant le dernier hymne interprété, probablement parce qu'il correspond mieux au tragique du contexte.


Un autre débat a éclaté, concernant la gîte du navire. Le quartier-maîtreRobert Hichens témoigne que l'inclinomètre indiquait une gîte de 5 degrés sur tribord, dix minutes après le choc. D'autres témoignages indiquent que le navire donnait de la bande sur tribord au début du naufrage. Cependant, d'autres témoignages, parmi lesquels ceux de Lightoller et Gracie affirment une gîte sur bâbord. Une gîte sur tribord est logique car c'est de ce côté que le Titanic a frappé l'iceberg. Cependant, une gîte sur bâbord pourrait quand même s'expliquer du fait des compartiments étanches transversaux. Au final, la commission américaine retient que le navire avait donné de la bande sur tribord, puis sur bâbord.


Bilan




Chiffres




Le naufrage du Titanic a fait environ 1 500 morts, les chiffres variant entre 1 491 et 1 513 tués. On compte donc environ 700 rescapés. Les membres d'équipage sont les plus touchés puisque 76 % d'entre eux sont morts. Également 75 % des troisièmes classes ont trouvé la mort, ceci étant dû à plusieurs facteurs : d'abord les cabines de troisième classe sont situées très loin du pont des embarcations, et ce dernier est plus difficile d'accès. De plus, les troisièmes classes sont en grande majorité des immigrants et beaucoup d'entre eux ne parlent pas anglais, il est alors d'autant plus difficile pour eux de s'orienter dans le navire. De nombreux passagers de troisième classe ont également été retenus au début du naufrage par des grilles fermées par l'équipage. Les deuxièmes classes sont victimes du naufrage pour 59 % d'entre eux. La grande majorité des femmes est rescapée, alors que les hommes de deuxième classe sont encore plus touchés que ceux de troisième classe. Quant aux passagers de première classe, 60 % sont au nombre des rescapés. La quasi-totalité des femmes a survécu, et un tiers des hommes, ce qui est largement supérieur à toutes les autres classes. Ce dernier fait est dû au choix du 1er officier William Murdoch, qui accepte que de nombreux hommes montent dans les premiers canots. À ce moment-là, les seuls passagers présents sur le pont des embarcations sont de première classe.


D'une façon plus générale, la principale différence se situe entre les hommes et les femmes. Seules 25 % des femmes sont mortes durant le naufrage contre 82 % des passagers masculins. Cependant, près de la moitié des rescapés sont des hommes. Les enfants sont davantage victimes que les femmes, 53 des 109 enfants à bord étant morts. Les enfants de deuxième classe sont tous rescapés, et la mort d'un enfant de première classe s'explique par le refus de ses parents d'embarquer dans un canot. Au contraire, la grande majorité des enfants de troisième classe a été victime du naufrage. Certaines familles sont totalement anéanties, notamment la plus nombreuse voyageant à bord, composée de 11 membres, un couple et leurs 9 enfants âgés de 4 à 20 ans.


Le naufrage du Titanic fait environ 1 500 morts, les chiffres variant entre 1 491 et 1 513naufragés. Il y a donc environ 700 rescapés. Les membres d'équipage sont les plus touchés puisque 76 % d'entre eux sont morts. 75 % des troisièmes classes ont également trouvé la mort. D'une façon plus générale, la principale différence se situe entre les hommes et les femmes. Seules 25 % des femmes sont mortes dans le naufrage contre 82 % des passagers masculins. Cependant, près de la moitié des rescapés sont des hommes. Proportionnellement, les enfants sont davantage victimes que les femmes, 53 des 109 enfants à bord ayant péri.


Causes




Le naufrage du Titanic a de nombreuses causes, tant naturelles qu'humaines. Son bilan, qui est l'un des plus lourds de l'histoire maritime, s'explique également par plusieurs facteurs. Les circonstances du naufrage sont en effet particulières. Il est vrai qu'il est rare de trouver des icebergs dans cette région de l'Atlantique au mois d'avril, mais la présence de nombreuses glaces cette année-là s'explique par un hiver particulièrement doux Ceci explique que le Titanic, qui navigue pourtant plus au sud que la route conseillée, se soit dirigé droit vers un champ de glaces. De plus, la nuit est sombre, sans lune et sans vent, ce qui rend plus difficile le repérage des icebergs. Ceci est aggravé par l'absence de jumelles dans le nid-de-pie, suite à une négligence des officiers : selon Frederick Fleet, le veilleur qui a aperçu et signalé l'iceberg, des jumelles auraient permis de le voir à temps.


De plus, les compartiments étanches ne montent pas assez haut pour empêcher la progression de l'eau (ces cloisons transversales sont arrêtées à 15 mètres de hauteur par les architectes pour que les passagers puissent emprunter le pont-promenade supérieur), la coque n'est double qu'au fond du navire (ne protégeant que des hauts fonds), et l'acier composant certaines parties de la coque est très cassant, comme les rivets qui maintiennent les plaques de la coque ensemble. La vitesse du navire au moment du choc était également trop élevée pour les circonstances (bien qu'en accord avec les règles de navigation de l'époque). Malgré une tentative de la part de la commission américaine qui enquêta sur le naufrage, il n'a pu être prouvé qu'Ismaya poussé le commandant à aller plus vite. Enfin, le nombre élevé de morts s'explique par le faible nombre de canots de sauvetage du navire, qui ne peuvent contenir que 1 178 personnes, mais aussi par le manque d'organisation dans leur chargement. Certains canots, comme le no 1, partent presque vides et refusent de revenir sur les lieux du naufrage. Ceci explique que les canots sont, au final, remplis aux deux tiers.

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MessageSujet: Re: R.M.S Titanic: Récit d'un naufrage....   Ven 27 Oct - 21:53

Conséquences


 


L'iceberg n'a pas fait directement de trous dans la coque du Titanic, mais l'onde de choc a fait sauter les rivets, ouvrant ainsi une voie d'eau.
Le désastre est un choc pour la communauté internationale car il prouve à tous que l'homme et ses réussites technologiques peuvent être dépassés par les puissances de la nature à une époque où le progrès scientifique semblait impossible à arrêter. Il met également la lumière sur les insuffisances techniques de l'époque : les examens modernes montrent en effet que l'acier de la coque et encore davantage les rivets autres que sur la partie centrale de la coque contiennent trop de soufre et pas assez de manganèse, ce qui les rend trop cassants. La commission britannique de Lord Mersey a fait de nombreuses propositions sur la sécurité en mer, de même que la commission américaine du sénateur Smith. L'attitude jugée désinvolte et insouciante de ceux qui décident de la route et de la vitesse des paquebots a fortement contribué à la perte du navire, selon les deux commissions sur le naufrage.


Pour éviter qu'une telle catastrophe se reproduise, la communauté internationale prend plusieurs mesures. La première est la création d'une patrouille internationale des glaces le 20janvier1914. Depuis, aucune mort suite a un naufrage dû à un iceberg n'est à déplorer. De plus, la procédure à appliquer en vue d'une collision avec un iceberg est changée. Désormais, il est considéré que les dégâts seront moindres en cas de collision frontale. La chose est prouvée en 1914 lorsque survient la collision du Royal Edward avec un iceberg, qui ne fait aucune victime parmi les 800 passagers.


Concernant les moyens de communication, il est décrété que la veille radio doit être assurée 24h/24 sur la longueur d'onde de 600 mètres (500 kHz) (ce qui était le cas sur le Titanic, mais ni sur le Californian ni sur le Carpathia) et devra bénéficier de batteries de secours pour alimenter la station radio de secours. Cependant, la conséquence la plus importante du naufrage concerne les embarcations de sauvetage. Désormais, tout navire se doit d'être équipé de canots en nombre suffisant. La loi demandait jusqu'alors un équipement selon le tonnage, et n'avait pas suivi la rapide augmentation de la taille des navires. Dès la commission américaine, Ismay déclare que tous les navires de l'IMM Co seront équipés de canots en nombre suffisant. Des conférences internationales sur la sécurité en mer se sont tenues en 1914, 1929, 1948 et 1960 et ont notamment rendu obligatoire pour tous les navires de pouvoir être évacués en une demi-heure.


Réactions des médias


La nouvelle de la collision du Titanic avec un iceberg est pour la première fois arrivée à New York le 15 avril à 1 h 20, soit une heure avant la fin du naufrage, à la rédaction du New York Times. Pourtant, le matin du naufrage du Titanic, aucun journal ne prend conscience de la gravité des événements. Le New York Evening Sun titre : « Tous les passagers du Titanic sauvés après collision (...) Paquebot remorqué sur Halifax » (voir image ci-dessous). Le journal explique que les passagers du navire ont été transférés sur le Carpathia et le Parisian et que l'équipage est resté sur le Titanic pendant que celui-ci est remorqué vers Halifax, en Nouvelle-Écosse. Le 16 avril, à Londres, le Daily Mail titre : « Titanic coulé, pas de pertes de vies humaines ». À New York, les bureaux de la White Star Line rassurent les proches des passagers en réaffirmant que l'accident est sans gravité. Ces fausses informations sont dues au fait que la nouvelle du naufrage a été transmise d'un bateau à l'autre, et qu'il y a donc eu des confusions. À New York, dans la journée du 15 avril, des rumeurs de plus en plus insistantes affirment que le Titanic a fait naufrage. La confirmation arrive le soir, aux alentours de 18h, dans les bureaux de la White Star Line grâce à un message de l'Olympic, le frère jumeau du Titanic. Puis, un peu plus tard, la White Star Line confirme officiellement le naufrage. À 21 h 00, les New-yorkais apprennent que le Carpathia n'a recueilli que 700 rescapés, ce qui laisse supposer jusqu'à 1 500 morts. Le lendemain matin, le New York Times annonce le naufrage et transmet une première liste de rescapés, transmise par le biais de l’Olympic (voir image ci-dessous). Puis, la nouvelle est annoncée que le Carpathia arrivera à New York avec les rescapés le 18 avril. Cependant, en Angleterre, la nouvelle du naufrage n'arrive que le 17 avril dans les journaux. Le 18 avril, lors du débarquement des rescapés du Titanic, vers 22h, plus de 40 000 personnes sont présentes et les journalistescouvrent largement l'événement, et recueillent de nombreux témoignages. Par exemple, le New York Times loue un étage entier d'un hôtel pour y installer une vingtaine de journalistes, qui est directement reliée à la rédaction du journal par des lignes téléphoniques spécialement installées.



Le Evening Sun du 15 avril 1912


Le New York Times du 16 avril 1912.



Recherche des corps et les mémoriaux


 

La tombe de l'enfant inconnu.
Au Canada


Le 17avril1912, la White Star Line affrète un navire, le Mackay-Bennett, qui appareille d'Halifax afin d'explorer les lieux de la catastrophe et de repêcher des corps. Au total 328 corps sont retrouvés, dont 116 sont remis à la mer car trop gravement décomposés pour être identifiés. Les montres qui ont été retrouvées sont arrêtées entre 2 heures et 2 h 20. Les 150 victimes du naufrage repêchées mais non réclamées par leur famille sont enterrées dans les trois cimetières d'Halifax : Fairview LawnMont des Oliviers et Baron de Hirsch.

Parmi les corps repêchés par le Mackay-Bennett se trouve un enfant âgé d'environ 2 ans et de sexe masculin, il est le seul enfant récupéré. Il n'est pas réclamé, et ne peut pas être identifié. C'est l'équipage du Mackay-Bennett qui se charge de l'enterrement dans le cimetière de Fairview Lawn à Halifax. Depuis, plusieurs familles ont estimé que l'enfant enterré était des leurs, et ont voulu que la plaque soit changée. Cependant, en l'absence de preuve formelle, la plaque reste anonyme. Une exhumation et des analyses ADN en 2001 et 2002 ont abouti à des conclusions différentes. Enfin, en 2007, l'enfant inconnu est officiellement identifié comme Sidney Leslie Goodwin, un garçon âgé d'un an et demi, passager de 3e classe.

Aux États-Unis


À New York, le Titanic Memorial Lighthouse est érigé au sommet du presbytère des marins au 25 South Street en 1913. Ce phare blanc de 16 mètres est déplacé en 1968 devant le musée maritime de South Street.

À Washington, le Women's Titanic Memorial, une statue de 6 mètres représentant un homme aux bras déployés se trouve actuellement à Fort McNair. Elle a été déplacée en 1966 de Rock Creek Park où elle avait été inaugurée le 26mai1931 par Helen Herron Taft, veuve du présidentaméricainWilliam Howard Taft et en présence du président de l'époque Herbert Clark Hoover. Sur le socle de la statue on peut lire deux inscriptions : « Aux hommes courageux qui périrent dans le naufrage du Titanic, le 15 avril 1912. Ils donnèrent leur vie pour que les femmes et les enfants soient sauvés. Érigé par les femmes d'Amérique. » et « Aux jeunes et aux vieux, aux riches et aux pauvres, aux ignorants et aux érudits, à tous ceux qui ont noblement donné leur vie pour sauver des femmes et des enfants. »

Au Royaume-Unis



 
Le Mémorial dédié aux officiers mécaniciens qui ont péri dans le naufrage du Titanic.


 

Le Titanic Musicians Memorial dédié aux membres de l'orchestre tous morts dans le naufrage.
À Southampton, dans l’East Park, un mémorial dédié aux 35 mécaniciens du Titanic, tous disparus dans le naufrage est inauguré le 22avril1914 par sir Archibald Denny, président de l’Institute of Marine Engineers devant une foule de plus de 100 000 personnes. Sous la statue en bronze, se trouve une inscription entourée des 35 noms des mécaniciens. Dans un bureau de poste situé à l'intersection de High Street et de East Street, une plaque de bronze fondue à partir de la pale d'une hélice de rechange du Titanic est posée en l'honneur des postiers du paquebot. Le Titanic Musicians Memorial, dédié aux membres de l'orchestre du Titanic, est inauguré le 19avril1913 dans la bibliothèque de la ville. Dédié aux stewards du Titanic, une fontaine en pierre est inaugurée à Southampton le 27juillet1915.

À Lichfield, une grande statue de bronze représentant le commandant Edward Smith est inaugurée par sa fille le 29juillet1914.

À Colne (Lancashire), dans le parc de la ville, un buste représentant Wallace Hartley, est érigé sur un socle en marbre à la mémoire du chef d'orchestre du Titanic.

En Irlande du Nord



 
Le mémorial de Belfast
La statue du Titanic Memorial de Belfast, inaugurée le 26juin1920, a été érigée grâce à une souscription à laquelle participèrent la population de Belfast, les employés des chantiers Harland & Wolff, la White Star Line et la famille de Thomas Andrews. D'abord située sur le Donegall Square, elle est ensuite déplacée dans les jardins de l'hôtel de ville. Il porte le nom des 22 membres d'équipage du Titanic tous originaires de l'Ulster et victimes du naufrage.

Le Thomas Andrews Memorial Hall est un bâtiment dédié à la mémoire de l'architecte naval du Titanic et directeur général des chantiers de Harland & Wolff, il est situé dans la ville natale de l'architecte, à Comber. Il a été construit en 1914 et inauguré en février1915.

Derniers rescapés



 

Millvina Dean en avril 1999.



  • Eva Hart (31janvier1905 - 14février1996) passagère de seconde classe  Angleterre.

  • Edith Eileen Brown (27octobre1896 - 20janvier1997) passagère de seconde classe

  •  Afrique du Sud.

  • Louise Laroche (2juillet1910 - 28janvier1998) passagère de seconde classe  France.

  • Eleonor Ileen Johnson (23août1910 - 7mars1998) passagère de troisième classe  États-Unis.

  • Michel Marcel Navratil (12juin1908 - 30janvier2001) passager de seconde classe  France.

  • Winnifred Quick (23janvier1904 - 6juillet2002) passagère de seconde classe  Angleterre.

  • Lillian Asplund (21octobre1906 - 6mai2006) passagère de troisième classe  États-Unis.

  • Barbara West (24mai1911 - 16octobre2007) passagère de seconde classe  Angleterre.

  • Millvina Dean (2février1912 - 31mai2009) passagère de troisième classe  Angleterre.




Millvina Dean a été la dernière survivante du drame mais elle était alors trop jeune au moment du naufrage pour se rappeler quoi que ce soit. Barbara West est décédée le 16octobre2007 à l'âge de 96 ans, elle était également trop jeune lors de la catastrophe. Lillian Asplund était la dernière survivante ayant des souvenirs, elle décède en 2006. Michel Marcel Navratil était le dernier homme survivant et aussi le dernier Français, il meurt en 2001. De plus, Bertha Watt et Ellen Natalia Shine, les onzième et douzième rescapées, sont décédées à seulement un jour d'intervalle le 4 et le 5mars1993 à respectivement 93 et 101 ans.

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MessageSujet: Re: R.M.S Titanic: Récit d'un naufrage....   Ven 27 Oct - 21:55

Découverte de l'épave 


De nombreux projets d'expéditions pour retrouver le navire englouti ont vu le jour sans connaître le succès pendant de nombreuses années.


L'épave est finalement localisée le 1erseptembre1985 à 1 h 5 par une expédition franco-américaine dirigée par Jean-Louis Michel de l'IFREMER et le DrRobert D. Ballard de l'Institut océanographique de Woods Hole. Le but original de cette expédition était de couvrir les recherches de deux sous-marins nucléaires américains. Elle est localisée à une profondeur de 3 821 m, à 41°43′55″N 49°56′45″O / 41.73194, -49.94583, à 650 km au sud-est de Terre-Neuve. Le navire est brisé en deux parties qui reposent sur le fond à quelques centaines de mètres l'une de l'autre, séparées par un champ de débris. En effet, lors du naufrage, la coque s'est brisée net là où le navire est le plus fragile : au niveau de la salle des machines et du Grand Escalier arrière.


Le Dr Ballard et son équipe n'ont enlevé aucun objet du site, considérant que cela équivalait à un pillage de tombes. Pour le droit maritime international cependant, la récupération des objets est nécessaire pour établir les droits de sauvegarde pour une épave. Dans les années suivant la découverte, le Titanic est l'objet de nombreux arrêts juridiques concernant la propriété des objets et le site du naufrage lui-même. Beaucoup d'objets ont été sauvés et sont exposés au public. Les scientifiques affirment que les nombreuses expéditions sur l'épave ont accéléré sa dégradation et estiment qu'elle aura disparu vers 2050.


La découverte et l'étude scientifique de l'épave permettent de mieux comprendre les circonstances exactes du naufrage, tout d'abord en donnant raison aux quelques témoins qui ont affirmé avoir vu le navire se casser en deux juste avant le plongeon final. Plus récemment, en 1996, un sonar a permis de voir les dégâts causés par l'iceberg dans la coque à l'avant du navire. Contrairement à ce que l'on croyait jusqu'alors, ce n'est pas une brèche de 100 mètres de long mais six petites entailles à peine plus épaisses qu'un bras humain, réparties approximativement le long du premier tiers avant du navire, qui ont causé sa perte. Une étude plus récente menée par deux chercheurs américains s'appuyant sur des analyses scientifiques de pièces extraites de l'épave et sur l'examen des archives des chantiers navals Harland & Wolff conservées à Belfast, met en cause la qualité des rivets utilisés pour fixer les plaques d'acier de la coque à l'avant du navire. En effet, ceux-ci sont en fer et non en acier comme dans la partie centrale, en raison de l'impossibilité des fournisseurs à suivre les rythmes et les quantités imposés par le constructeur. Les auteurs de l'étude supposent que des rivets en acier, plus résistants, auraient peut-être, sinon sauvé le navire, du moins accordé un délai suffisant pour permettre aux secours d'arriver à temps.


Causes du naufrage et de son bilan


Causes identifiées à l’époque









 

Membres d'équipages du Titanic rescapés du naufrage.

 

Dessin montrant Bruce Ismay interrogé par une commission sur le naufrage.
Causes naturelles




Le 14 avril, durant la nuit de la collision, beaucoup de conditions sont réunies pour augmenter le risque de naufrage. La météo est calme : il n'y a que peu de vent et très peu de vagues. La présence de vent aurait formé une écume autour de l'iceberg, et l'aurait rendu plus visible pour les veilleurs de quart. De plus, la Lune est absente, rendant ainsi la nuit encore plus obscure. Malgré tous les avertissements d'icebergs, le commandant a décidé de ne pas ralentir la vitesse, le paquebot avance à 22,5 nœuds soit 41,7 km/h. Le commandant a pourtant emprunté une route plus au sud, prévue par la White Star Linepour éviter les icebergs. Mais cette année-là, l'hiver a été plus doux, et les icebergs sont descendus plus au sud que les autres années.


Une théorie sur la présence anormale de nombreux icebergs a été avancée en 2012 par plusieurs chercheurs américains de l'université d'État du Texas de San Marcos. Donald Olson et Russell Doesher, de la faculté de physique de l'université, évoquent en effet la distance exceptionnellement faible de la Lunepar rapport à la Terre en date du 4 janvier, les deux astres n'ayant pas été aussi proches en 1 400 ans. La veille, la Terre était à son point d'orbite dit de périhélie, soit sa position la plus proche du Soleil dans l'année. L'alignement unique de la Terre, du Soleil et de la Lune aurait, selon eux, créé un fort mouvement de marée et un mouvement d'icebergs durant cette période. Le site Titanic Facts rapporte un nombre de 300 icebergs dans le nord de l'Atlantique, un record sur cette route maritime reliant l'Europe à l'Amérique du Nord.


Causes humaines




Commission américaine




Peu après le naufrage du Titanic, le gouvernement américain met en place une commission d'enquête ayant pour but d'identifier les causes et les responsables de la catastrophe. Celle-ci débute le 19avril1912 et prend fin le 25 mai 1912. Le sénateur du MichiganWilliam Alden Smith la préside. La commission s'intéresse notamment au fait que les veilleurs ne disposent pas de jumelles dans le nid-de-pie. Les veilleurs ont affirmé que s'ils avaient disposé de jumelles, ils auraient pu éviter l'iceberg à temps. En effet, l'iceberg a été vu à environ 500 mètres du navire, et il aurait fallu environ 800 mètres au navire pour s'arrêter avec les machines en arrière toute. Or, les jumelles auraient pu permettre de voir l'iceberg à une distance beaucoup plus élevée. Les veilleurs pensent avoir oublié les jumelles à Southampton, mais il est maintenant connu que l'officier qui détenait la clef permettant d'accéder aux jumelles destinées au nid-de-pie a dû céder sa place à un confrère à Southampton et a quitté le navire avec la clef en poche. Pourtant de nombreux officiers du Titanic possèdent des jumelles, mais aucune n'a été prêtée aux veilleurs.


La commission a appelé Bruce Ismay pour témoigner, il est accusé d'avoir fait des pressions sur le commandant pour accélérer la vitesse du Titanic. Cependant la commission ne trouvant aucune preuve, la responsabilité de Bruce Ismay ne put être engagée.


Commission Mersey




Peu après la mise en place de la commission américaine, une commission similaire est mise en place en Angleterre. Celle-ci a été ouverte par le ministère du commerce britannique, elle commence le 2mai1912 et pour finir le 3 juillet 1912. Les débats sont menés par le magistrat Lord Mersey à Londres, dans une salle de réception près du palais de Buckingham. Pendant 63 jours, la commission tient 36 séances ouvertes au public, et 97 témoins sont interrogés. La commission retient trois causes principales : la vitesse du navire, la veille qui n'a pas été assurée de façon appropriée, et le manque d'organisation au moment de l'évacuation des passagers. Cependant, contrairement à la commission américaine, la commission Mersey ne reproche rien à Bruce Ismay, et n'adresse pas de blâme à Edward Smith.


Évacuation des passagers




D'autres causes expliquent le nombre important de victimes. Les canots de sauvetage du Titanic ont une capacité de 1 178 personnes, or il n'y a que 711 rescapés, soit une différence de 467 personnes. Durant la commission d'enquête, le 2e officier du TitanicCharles Lightoller, qui a été chargé de la moitié des canots, déclare qu'il n'était pas au courant des tests faits sur les chaloupes. L'officier n'a rempli en totalité aucun des 10 canots dont il avait la charge. Et, sur les 20 canots du navire, seuls 4 ont été chargés à plus de 70 % de leur capacité. Les premiers canots mis à la mer sont pratiquement vides parce que les passagers ont refusé d'embarquer dans un canot. Ceux-ci n'ont pas cru à la réalité du naufrage, et ont eu peur d'être précipités à la mer alors que le Titanic ne donnait aucun signe de naufrage, et qu'il n'y avait, de plus, aucun signe de panique. De plus, l'équipage a fait croire aux passagers qu'il s'agissait d'un simple exercice, et l'orchestre a joué des musiques entraînantes pour éviter ainsi toute panique. De nombreux passagers ont donc préféré rester à l'intérieur du navire, ne voyant aucune raison d'avoir peur. Le chargement des canots a débuté à 00 h 25, et les passagers ont tous pris conscience du naufrage aux alentours de 01 h 15, du fait que le navire commençait à sombrer par l'avant. Ce qui signifie que l'évacuation a été lente durant 50 minutes.


Causes apparues après les enquêtes officielles







 

Vue de l'arrière du Titanic en cale sèche, un homme en bas donne l'échelle.
Manœuvre d’évitement


Le soir de la collision, au moment où Frederick Fleet alerte la passerelle de la présence d'un iceberg droit devant, le 1er officier William Murdoch fait virer le navire vers bâbord et met les machines en arrière toute (ou les stoppe). Cependant, l'hélice centrale du navire ne peut pas être actionnée en marche arrière, et celle-ci est restée immobile. De plus, il apparaît aujourd'hui que l'officier n'a pas pris la meilleure décision. Le fait de baisser le régime des machines a ralenti le navire et l'a fait tourner moins vite. Avec les hélices stoppées, ou en fonctionnant en marche arrière, le gouvernail est rendu moins efficace. Le Titanic aurait donc eu plus de chances d'éviter l'iceberg en conservant les machines en avant toute.

Un autre élément souvent mis en avant, est la taille du gouvernail. En effet, un gouvernail plus long aurait permis de virer plus rapidement. Selon la réglementation de l'époque, la taille du gouvernail devait être de 1,5 % à 5 % de la surface de la coque située sous le niveau de l'eau. Le gouvernail du Titanic était située au bas de cette tranche, avec 1,9 %.

Il est aussi démontré que si le Titanic n'avait pas tourné et avait heurté l'iceberg de plein fouet, il aurait pu se maintenir à flot car il n'y aurait eu qu'un seul compartiment étanche inondé. Cependant, le choc aurait été violent car le paquebot n'aurait pas eu le temps de ralentir suffisamment avant de heurter l'iceberg. Ainsi, un certain nombre de passagers auraient été blessés, mais le Titanic aurait pu se maintenir à flot, et les passagers auraient pu être transférés vers d'autres navires.

Messages de détresse

L'une des principales choses à laquelle s'intéresse la commission américaine sur le naufrage est la non-intervention du Californian. La commission a déclaré que le Californian se trouvait à moins de 31 kilomètres et que le navire aurait pu se porter au secours du Titanic. Deux raisons expliquent la non-réaction du Californian, d'abord l'opérateur radio dormait et ne pouvait donc pas entendre les messages de détresse envoyés par le Titanic. Ensuite, les fusées blanches lancées par le Titanic ont mal été interprétées par les marins du Californian qui pensaient que les fusées de détresse devaient être rouges. La commission a alors émis comme recommandation que la télégraphie sans fil devrait être assurée 24 heures sur 24, même sur les bâtiments plus petits. Ceci était impossible pour le Californian puisqu'il n'y avait à bord qu'un seul opérateur radio et qu'il ne pouvait pas assurer la radio 24 heures sur 24 contrairement au Titanic où les deux opérateurs radio se relayaient. Concernant la couleur des fusées de détresse, celle-ci devait déjà être blanche car plus visible dans la nuit. Aujourd'hui, il apparaît que le Californian et son commandant ont servi de boucs émissaires. En effet, il est désormais prouvé que le Californian n'aurait pas eu le temps pour sauver les passagers, en particulier à cause du temps qu'il lui aurait fallu pour se dégager des glaces qui l'entouraient.

Découverte de l’épave




Tout au long du XXe siècle, de nombreux projets d'expéditions pour retrouver l'épave engloutie virent le jour sans succès. L'épave est finalement localisée le 1erseptembre1985 à 1 h 05 par une expédition franco-américaine dirigée par Jean-Louis Michel de l'IFREMER et le Dr Robert Ballard de la Woods Hole Oceanographic Institution. Elle se trouve à une profondeur de 3 821 m, à 41°43′55″N 49°56′45″O / 41.73194, -49.94583, à 650 km au sud-est de Terre-Neuve. La première découverte importante concernant l'épave est que celle-ci est brisée en deux parties. Jusqu'ici, le scénario retenu était que le navire avait coulé sans se casser. En effet la majorité des témoignages ont affirmé que le navire avait coulé en un seul morceau.
Depuis le naufrage du Titanic et jusqu'en 1996, le scénario retenu sur le début du naufrage était que l'iceberg avait découpé une balafre longue de 90 mètres dans la coque. Mais la découverte de l'épave le 1erseptembre1985, et les examens de la coque du bateau fait par Robert Ballard en 1996 grâce à un sonar, remettent en cause ce scénario. En effet, il a été découvert que les tôles sont déformées et disloquées, mais non fendues. En réalité, l'iceberg n'a pas fait de trou dans la coque, mais le choc a fait sauter les rivets et a ainsi ouvert une voie d'eau. Cette découverte montre donc un défaut dans la conception du Titanic : les rivets étaient trop fragiles.

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MessageSujet: Re: R.M.S Titanic: Récit d'un naufrage....   Ven 27 Oct - 22:00

Le Titanic dans la fiction 
Films, téléfilms et documentaires




Article détaillé : Titanic au cinéma.



 

Affiche de Saved from the « Titanic » avec Dorothy Gibson, survivante du naufrage
L'histoire du Titanic a été illustrée dans un très grand nombre de films et de téléfilms. Le premier est Saved from the « Titanic », un film américain d'Étienne Arnaud mettant en scène Dorothy Gibson, rescapée du naufrage. Sorti en 1912, il n'en reste aucune trace suite à l'incendie des studios où il était entreposé, en 1914. La même année sort In Nacht und Eis, un film muet allemand.


En 1943Joseph Goebbels demande le tournage de Titanic, une superproduction destinée à la propagande nazie, réalisée par Werner Klingler et Herbert Selpin avec Sybille Schmitz et Hans Nielsen. Le tournage est marqué par l'emprisonnement et la mort de son premier réalisateur, Herbert Selpin. Le film ne sort finalement pas en Allemagne, Goebbels craignant de démoraliser la population qui subit de nombreux bombardements britanniques.


1953 voit l'arrivée du paquebot à Hollywood avec la sortie Titanic de Jean Negulesco avec Barbara Stanwyck et Clifton Webb. L'année 1958 voit l'arrivée sur les écrans du film Atlantique, latitude 41° (A Night to Remember), film britannique de Roy Ward Baker avec Kenneth More et Ronald Allen. Adapté du livre La Nuit du « Titanic » de l'historien Walter Lord, il est réalisé avec l'aide de certains acteurs du drame ce qui en fait un des films les plus proches de la réalité.


En 1979 sort S.O.S. « Titanic », téléfilm américano-britannique de William HaleL'année suivante sort La Guerre des abîmes (Raise the « Titanic »), film américain de Jerry Jameson adapté du roman de Clive Cussler, qui est un échec commercial et critique.


Le plus célèbre des films concernant le Titanic est le film de James CameronTitanic, sorti en 1997. Mettant en scène Leonardo DiCaprioKate Winslet et Billy Zane le film remporte 11 Oscars et 1 845 034 188 $ de box office mondial. Ce film ravive l'intérêt pour le Titanic, entraînant la parution (et parfois la réédition) de nombreux ouvrages, ainsi que des expositions, et la création de nombreux sites internet. Cameron produit également, en 2003, le documentaire Les Fantômes du « Titanic » concernant l'épave du navire.


Romans




Le naufrage du Titanic a également inspiré de nombreux romans s'inspirant plus ou moins fortement de son histoire.



  • Walter Lord, La Nuit du « Titanic », 1955


  • Elisabeth Navratil, Les enfants du « Titanic », Livre Poche, 1998 


  • Djana Pascal et Michel Pascal, « Titanic » Au-delà d'une malédiction, Paris, Anne Carriere Eds, 2004, 213 p. (ISBN 978-2-84337-245-2)


  • Patrick Besson, La « Titanic », Mille Et Une Nuits, coll. « 1001 Nuits Petite Collection, numéro 511 », 2003 (ISBN 978-2-84205-954-5)


  • Max Allan Collins (trad. Catherine Cheval), Les meurtres du « Titanic », Paris, Rivages, coll. « Rivages Noir, numéro 43 », 2001, 261 p. (ISBN 978-2-7436-0839-2)


  • Joëlle Quentin-Doucet, Le mystérieux bébé du « Titanic », Cheminements, coll. « Une Histoire Pour L'histoire », 2006, 624 p. (ISBN 978-2-84478-484-1) 


  • Philippe de Baleine, Dernière conversation sur le « Titanic », Paris, Presses de la Renaissance, 1998, 127 p. (ISBN 978-2-85616-717-5)


  • Didier Decoin, La femme de chambre du « Titanic », Paris, Points, coll. « Points Grand Roman », 2006 (ISBN 978-2-02-090373-8)


  • Gert Hoffman (trad. Bernard Kreiss), Conversation à bord du « Titanic » lors de son naufrage entre Sir John Jacob Astor et son coiffeur, Actes Sud, 2001, 165 p. (ISBN 978-2-86869-955-8) 


  • Clive Cussler, Renflouez le « Titanic » !, Paris, Lgf, coll. « Ldp Thriller, numéro 17202 », 2001, poche (ISBN 978-2-253-17202-4)


  • Morgan Robertson, Le Naufrage du Titan, Orléans, Corsaire Éditions, 2000, 170 p. (ISBN 978-2-910475-14-7)


  • Danielle Steel (trad. Vassoula Galangau), Un si grand amour, France Loisirs, 1991, 372 p.


  • Renaud Hadef, L'or des Vikings, la mémoire du « Titanic », Manuscrit, 2006, 391 p. (ISBN 2-7481-6946-8)


  • Les Martin, Young Indiana Jones and the Titanic Adventure, Random House, 1993, 153 p. 


  • Les Martin (trad. Jérôme Jacobs, ill. Erik Juszezak), Indiana Jones Jr sur le « Titanic », Hachette, 1993, 153 p. (ISBN 2-01-020479-4)





Bandes dessinées




Deux bandes dessinées ont également été écrites sur le sujet.



  • À la recherche de Sir Malcolm, par Floc'h et Rivière, Dargaud.


  • Corpus Hermeticum : « Titanic », album scénarisé par Richard D. Nolane et dessiné par Patrick Dumas, coll. Terres Secrètes, Éditions Soleil, avril 2009.





Le Titanic apparaît également dans l'aventure de PicsouLe Bâtisseur d'empires du Calisota, par Don Rosa, et dans Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Tardi.


Autres médias

Le Titanic a également réussi à s'imposer sur d'autres supports que le papier et les écrans. Ainsi, une comédie musicale a tenu l'affiche entre 1998 et 2000. Des jeux vidéo ont également été bâtis sur et autour de ce sujet, comme « Titanic » : une aventure hors du temps qui offre une reproduction fidèle du navire.


L'histoire du Titanic a également inspiré une œuvre au compositeur britannique Gavin BryarsThe Sinking of the « Titanic » (1969). Elle reprend notamment l'hymne Autumn qui a peut-être été joué par les musiciens au moment du naufrage. Une pièce de théâtre de Jean-Pierre RonfardTitanic, raconte l'histoire de personnages existant comme Adolf Hitler ou Charlie Chaplin n'ayant jamais été sur le paquebot. Titanic est enfin le nom d'un poème de Benjamin Fondane, dans le recueil Le Mal des Fantômes et a inspiré en tant que thème la célèbre chanson interprétée par Céline Dion "My Heart Will Go On".

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